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Déferlantes Sud de France 2016… Jour 3

baware 2 août 2016 0
Déferlantes Sud de France 2016… Jour 3

C’est le soir que l’on attendait à la rédac depuis des semaines et des semaines… le soir de notre rendez-vous avec Dexter, Kevin et les autres membres du groupe Offspring, le soir où, c’est sûr, ça va pogoter sous le château moi je vous dis.
Mais avant l’apothéose prévue et prévisible, il y a plein de choses à raconter et une programmation alléchante pour nous faire patienter.

Coté coulisses certains se font du tracas, une grosse prod américaine ça fout toujours les jetons quand il s’agit de récupérer les sésames magiques pour les photographes accrédités. Puis il y a les bénévoles qui s’affairent un peu partout dans les loges ou sur le site, qui a remplir un frigo vide, qui à nettoyer les chaises, qui à sécuriser un espace… Bref la machine bien huilée des deux premiers jours tourne à plein régime tel l’engrenage d’une infatigable locomotive lancée à pleine allure pour passer la meilleure des soirées qui puisse être.

Je profite du temps qui m’est accordé pour peaufiner mes interviews prévues pour ce soir, et pour reprendre un peu d’énergie à l’ombre de la cédraie où le mercure n’est toujours pas descendu depuis la veille.

HELLOLISA

La bande d’Hello Lisa se rapproche de la scène Pression Live… et en avant la musique ! Patrick, Franck, Julien, Bertrand et Nathalie se retrouvent devant un public qu’ils connaissent bien, puisqu’en – grande – partie, ce sont les copains de Collioure venus faire un coucou à Argelès. De quoi dérouler sans se poser de questions et sans stress inutile leur set faire de pop rock qui enroule et séduit pas sa simplicité, sa fraîcheur et son absence de prétention. A priori, il n’y a nulle envie ici de révolutionner le genre, juste de s’amuser en faisant de la bonne musique et en comblant ceux qui ont la bonne idée de l’écouter.

WELDIS&ROS

Puis deux extraterrestres arrivent sur scène !… L’un porte un masque humain (!!), l’autre un masque de rhinocéros… Weldis & Ros ont une approche artistique somme toute très particulière, durant leur set l’homme devient animal, concept intéressant mais je doute que les déferleurs récents s’y intéressent vraiment. Je pencherais plutôt pour un ressenti plus directe puisque leur musique est intéressante et qu’ils sont sympas.

RENAUD PAPILLON PARAVEL

Après ce moment un peu hors sol, nous continuerons à planer avec le slam de Renaud Papillon Paravel qui, de façon claire et parfois poétique, nous rappelle les maux de notre temps en y apportant beaucoup de révolte et, parfois, quelques solutions. Si son univers appelle plutôt une écoute attentive dans la douceur d’une salle feutrée, le passage dans le Village Sud de France ne tue pas son intensité et son émotion. Tant mieux, il aurait été dommage qu’un aussi bel artiste que lui souffre de son passage sur cette scène plus adaptée aux formations énergiques.

SOOM T

C’est à Soom T, ensuite, d’inaugurer la scène château. Je pense que le thermomètre doit exploser tellement l’atmosphère est lourde et que l’ambiance commence à monter en devant de scène. Je repère très rapidement des fans venus spécialement pour elle, chantonnant des tubes que j’avoue ne pas connaître. Définir la musique de indo-anglaise est difficile pour moi, parler de ce que je ressens n’est pas moins compliqué. Si l’ensemble semble très groovy, si je sens bien que ses mélodies peuvent transporter ailleurs, je dois reconnaître que, si cela ne me déplaît pas spécialement, cela ne m’accroche pas non plus. Il faudrait que je sois dans une autre ambiance, et pas celle d’un état pré-offspring, pour y prêter plus d’attention.

NADA SURF

En revanche sur la grande scène Nada Surf, qui prend le relais, m’émoustille beaucoup plus. Dans mon walkman d’adolescent j’avais «Popular» en boucle et, comme beaucoup, j’ai ensuite suivi le groupe de loin. Etre ce soir devant Matthew Caws à apprécier son set si parfaitement offert au public fait donc partie de ces moments rares que la vie offre parfois. Petit frisson au moment de «Always Love» et bien sûr joie à son paroxysme quand le groupe finit sur le tube que j’attendais, «Popular» donc puisque vous avez bien suivi !
Mise à part la qualité de la prestation offerte à mes oreilles, je veux aussi saluer la performance de Matthew qui, en permanence, communie avec le public, s’adresse à lui en français, n’est jamais avare en sourires et se prête avec plaisir à une séance de selfie avec les fans.

PETER HOOK & THE LIGHT

Dur après cela de suivre le set de Peter Hook, même si les tubes qu’il a pu enchainer, venant des répertoires de Joy division et de New Order dont il fut le bassiste et le co-créateur, sont bien exécutés et qu’il n’y a rien à redire de son enthousiasme sur scène, je n’arrive pas à accrocher complètement. Pourtant, autour de moi dans le pit photos ou dans le public, je sens bien que la mayonnaise prend et que les gens sont heureux de se retrouver face à une telle légende vivante, un tel monstres du rock. Je les laisse donc à leur kiff fabuleux et je profite de ce concert pour casser la croute avant la venue DU groupe de la soirée.

THE OFFSPRING

Entrée sur scène magistrale, à la hauteur de ce que l’on attend d’un tel groupe, même si il faut bien l’avouer le fait de réaliser ses balances sur scène pendant les 2 premiers morceaux induit une qualité sonore assez aléatoire, The Offspring d’emblée met le feu. Dès le troisième titre, les voici qui attaquent «Come Out and Play» et, comme l’immense majorité du public, je me retrouve au comble de l’excitation. Rien à jeter, rien à redire, The Offspring fait le show et le fait formidablement bien !
Je ne vais pas faire mon fan absolu en déroulant chaque morceau, mais l’heure et quart passée avec le groupe fût bon, même très bon. Comme tout le monde, j’en aurais bien pris quelques morceaux de plus moi !… Car oui, de manière assez incompréhensible, leur set fût bien amputé d’une grosse dizaine de minutes ! Certes, sur le moment, j’avais encore «Self Esteem» encore en résonnance au fond de mes neurones et je ne me suis aperçu de rien mais un rapide regard vers ma montre a bel et bien confirmé ce que quelques sifflets laissaient présager, les vieux punk rockers n’ont pas fait totalement le taf !
Déception car cette attitude prétentieuse et un peu désinvolte m’a un poil gâché le plaisir. Ok les gars on sait que vous êtes les stars de la soirée, on sait que l’un d’entre-vous fêtait son anniversaire et que vous aviez envie de faire un peu la fête mais vous auriez dû venir voir Sir Elton, je pense que vous auriez pris un petit cours sur le respect et le professionnalisme…

BIRDY NAM NAM

Après tout cela, il fait soif et alors là, seconde guerre aux bars. Tous sont pris d’assaut, le parc devant la grande scène se vide aux premiers mix des Birdy Nam Nam. Perchés tout là-haut derrière leurs platines, lançant des effluves électroniques dans tous les sens, ces derniers n’ont pas réussi à capter mon attention, peut-être pas eu assez le temps de m’habituer au passage du rock qui déchire à la musique électronique. Il faut dire aussi que ça commence à faire beaucoup d’électro en quelques jours et comme ça n’est malheureusement pas fini, autant préserver mes oreilles…

THE CHEMICAL BROTHERS

D’autant plus que Les frères chimiques, oups, The Chemical Brothers doivent finir la soirée. Même si je suis complètement rincé, je suis curieux de voir ce que cela va donner. Et là rien à voir avec tous les sets entendus jusqu’à maintenant, un vrai show son et lumière reprenant tubes, musiques de publicité, et sons entrainants sous des lights éclairant la scène et le fond du public. En effet, des décors multiples et divers était projeté sur les arbres du fond transformant tout le parc de Valmy en décors futuriste d’un autre monde. Un véritable spectacle, peut-être même plus plaisant à voir qu’à écouter !… Ce dernier show signera certes la fin de la soirée mais change aussi ma façon d’imaginer un set électro. Comme quoi, on peut faire du « vraiment très bon » avec « deux mecs derrières des platines » !.

L’équipe des coulisses est quant à elle disséminée aux quatre coins du parc, je soupçonne, même, beaucoup de mes confrères d’être déjà sur le chemin du retour. Je quitte alors le parc avec ce sourire promis sur la papier et finalement bien présent !

Oh Oh…
Chances thrown, Nothing‘s free, Longing for what used to be,
Still it‘s hard
Hard to see, Fragile lives, shattered dreams

Récit en immersion : Marc Oséphius
Photos : Laurene Coranti-Herten / Manon Mach / Marc Oséphius 

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