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Déferlantes Sud de France 2016… le jour 1 !

baware 20 juillet 2016 0
Déferlantes Sud  de France 2016… le jour 1 !

C’est sous une chaleur accablante que nous arrivons sur le site ce jeudi 7 juillet et – déjà – une première agréable surprise nous attend puisque nous voici informés qu’un happening de Patrice est organisé séance tenante sur la plage du Racou. Quelques photographes et journalistes présents sur site à cette heure presque matinale – quand même, il n’est que 14h du matin ! – pourront donc avoir le plaisir d’accompagner le chanteur pour ce concert presque improvisé les pieds dans le sable et nous en sommes !… Donc une fois n’est pas coutume, je ne commencerais pas mon expérience de festival cette année en décrivant les derniers préparatifs des bénévoles sur le site mais en vous laissant imaginer ce que peut bien donner quelques flows de reggae envoyés à un public en maillot de bain, ces quelques chansons distribuées avec générosité par l’une des têtes d’affiche de la soirée.
Mis à part un souci de son (le vent s’amusant à éparpiller les notes dans tous les sens), Patrice enchaine une petite dizaine de morceaux, se laisse gentiment prendre en selfie avec ses fans et se prête de bonne grâce au jeu des interviews…

Au même moment, juste avant l’ouverture des portes, Bono sur écran géant (mais pas en live malheureusement), Bruno Cali, et les membres du groupe Tryo nous rappellent, en conférence de presse, l’engagement caritatif du festival auprès de ONE. Encore plus présents que les années précédentes, les bénévoles de ONE prêcheront tout au long des 4 jours l’importance de les soutenir (plus d’infos sur le site : https://www.one.org/fr/) dans leur lutte contre l’extrême pauvreté dans le monde.

A 17h, les notes de reggae du premier groupe de la scène Pression Live Ghetto Studio marquent le début des festivités. Peu de monde encore sur le site mais les personnes venues tôt apprécient les notes et l’ambiance qui s’installe dans le village Sud de France. Ghetto Studio pose d’emblée les bonnes bases de cette édition 2016 avec une musique qui sait s’échapper de sa zone de prédilection, des lyrics qui se jouent des caricatures et prennent même ici ou là des accents catalans. Difficile d’ouvrir le bal mais force est de constater que les régionaux de l’étape relèvent haut la main le challenge.

GHETTO STUDIO

Tout comme l’année dernière, avant l’ouverture du Parc et de ses 2 grandes scènes, les déferleurs peuvent donc profiter à l’ombre du Village Sud de France des découvertes locales et même au-delà. D’ailleurs le prochain groupe nous vient d’Angers et exerce dans le même style reggae. Ainsi, pendant quelques dizaines de minutes, Ben, Johno, Titom, Xav, Jey, soit l’ensemble du groupe Simawé, viennent donc faire groover cet entame de soirée exactement comme il faut et préparer, après la fraîcheur et l’enthousiasme partagé de Ghetto Studio, le public de ce premier jour à une soirée qui sent plus les bonnes vibrations et le flow ravageur que les décibels à outrance.

SIMAWÉ

D’ailleurs, si l’on prend le temps de regarder la playlist de la soirée, très vite nous voyons que, pour ceux qui comme moi sont plutôt branchés rock, il va falloir attendre attendre un petit peu avant d’entrer dans le vif du sujet…

Avant que la grande scène de la mer n’accueille les 2 jeunes BigFlo & Oli, un petit tour sur les nouveautés pratiques de cette édition : plus de LA, ni de Déferlou sur le parc. Maintenant c’est une carte qui permet de faire les achats. L’organisation s’est mise aussi au goût du jour avec des bracelets spécifiques pour les VIP et journalistes avec puce intégrée permettant l’accès aux bons endroits pour les bonnes personnes… Sécurité renforcé à l’entrée rallongeant certes l’attente avant d’arriver sur site mais peu contestable vu les évènements actuels. Pour les fans de foot, une «fan zone» sera aménagée au moment du match de la demi-finale dans le village (décalant le set de françois 1er de quelques dizaines de minutes). Je pense avoir fait le tour concernant la vie sur le site… revenant donc en devant de scène.

BIGFLO & OLI

En place pour les frangins Florian et Olivio, aka BigFlo & Oli, qui eurent un accueil des plus fanatiques des nombreuses demoiselles saluant avec une telle intensité et moult cris leur arrivée sur la scène, de quoi nous promettre une déferlante sonique pour la montée sur scène de Nekfeu sur les coups de 22h. Et de l’énergie ils en ont donné direct, avec en prime une très bonne présence sur scène. Délivrant leurs messages pleins de sincérité et d’entrain pour le plus grand plaisir d’un public conquis d’avance. Si dans l’Espace Presse, leur attitude un peu nonchalante – voire plus – certainement dûe à un excès de plage l’après-midi même, n’avait pas laissé une impression agréable aux journalistes présents, certains regrettant même leur apparent mépris pour les « petits » médias, sur scène en revanche, les deux frangins donnent la pleine puissance de leur talent, faisant chavirer le parc avec leur flow décontracté et leurs lyrics empreints de cette fraîcheur post-adolescente.

PATRICE

L’heure passe tellement vite que l’on se retrouve devant la scène du château. Patrice, que j’ai quitté à peine plus de 2 heures auparavant, livre une prestation tout aussi impeccable et encore plus groovy que celle de l’après-midi, ce qui en soit est normal puisque nous sommes là dans de vraies et bonnes conditions. Patrice va tranquillement – si j’ose dire ! – dérouler un set qui fait appel autant au corps qu’aux sensations, qui fait doucement onduler et nous entraîne dans un merveilleux voyage immobile. Sous la chaleur étourdissante de Valmy, sa musique réussit l’exploit presque surréaliste de nous rafraîchir en faisant couler sur nous une onde délicate et merveilleuse…

SKUNK ANANSIE

C’est le bon moment pour manger un sandwich, faire descendre quelque peu notre température corporelle un peu à l’ombre et se laisser bercer de loin… Surtout qu’ensuite c’est la sulfureuse Déborah Dyer, chanteuse charismatique de Skunk Anansie qui va assurer la première vraie partie rock de la soirée. Je dis rock mais peut-être devrais-je dire métal alternatif (même si mes camarades de rédaction risquent de ne pas être d’accord avec cette dénomination !) tellement les basses sont puissantes et le rythme est soutenu. Mélangeant donc nouveau titre et tubes reconnus comme « Hédonism », partant d’emblée en slam, bougeant sans cesse malgré un mal de dos qui l’a tenue couchée quasiment tout l’après-midi, Skin a su conquérir même les jeunes demoiselles venues pour Nekfeu… avec des armes simples, une énergie dévastatrice et des titres percutants, immédiatement efficaces.

Parce que derrière mon clavier je veux que ça se sache, Nekfeu n’a autorisé aucun média à le photographier ni à l’interviewer, donc pour ne pas être désagréable je dirais juste que les français ont marqué les buts nécessaires contre les allemands pour aller en final dimanche. Comme je ne parlerais pas de cette anecdote racontée par des spectateurs où le dénommé rappeur fait une cascade involontaire et parfaitement ridicule après avoir vu son accessoire de scène – un canot pneumatique, quelle idée, quel génie, mais où vont-ils chercher tout ça ! – basculer en le projetant sur le sol… Non je n’en parlerais pas puisque cela casserait – un peu – son image de rebelle en carambar !… Passons, de toute façon, il y a suffisamment de talent ce soir pour ne pas perdre trop de temps sur ceux qui n’en ont pas…

FRANÇOIS 1ER

A la fin du match, retour du côté du village Sud de France où le toulousain Francois 1er essaie de captiver le public en lançant un set plutôt plaisant aux oreilles. Malheureusement, le tout manquant gravement d’enthousiasme de sa part, j’espérais qu’il profiterait de la victoire de la France pour s’enflammer, mais se ne fût pas le cas, dommage. Peut-être est-ce finalement quasi impossible de jouer dans de bonnes conditions – et donc d’avoir le peps pour ça ! – lorsque l’on se retrouve dans le Village Sud de France une fois la soirée bien entamée… entre les petites faims et les départs anticipés… On lui laissera donc le bénéfice du doute !

TRYO

Au pas de course, il est déjà 23h bien passé, je rejoins le groupe Tryo sur la grande scène de la mer, dernier groupe de reggae de la journée, mais avec un petit plus… ce petit truc en plus qui fait que tu bouges même si tu ne connais pas vraiment, même si tu n’es pas a priori branché par ce style de musique. Un petit plus qui fait que tu fredonnes quasiment toutes les chansons, qui fait que tu kiffes ce qui se dit, ce qui se passe sur scène – hé coucou Cali ;). Ce n’est pas mon style de musique mais à la fin de la prestation je me dis que j’y retournerais bien tout de même, et le plus vite possible…

BLOC PARTY

Mais bon fini de plaisanter car maintenant c’est Bloc Party qui monte sur la scène du château. Avec ce style rock typiquement britannique, ce mélange batterie, basse, guitare électrique, pourtant classique mais qui chez nos cousins british sonne différent, comment ne pas être totalement conquis ?… Comment ne pas sautiller sur place et se surprendre à entonner chaque hymne du groupe en chœur ?… Ah enfin ! Je ne vais pas dérouler la set list mais j’ai regardé avec attention le public autour de moi et, tout comme pour Skunk Anansie tout à l’heure, les jeunes se plaisent à écouter ce rock aussi. Donc, si le mélange des genres à l’œuvre ce soir a pu convertir quelques adolescent(e)s aux sonorités plus musclées, aux contenus moins enfantins et/ou régressifs… j’en serais plus que ravi !… Même si je ne me fais pas trop d’illusions non plus !

PAUL KALKBRENNER

Charge donc à Paul Kalkbrenner de finir cette première soirée, si possible en transformant le Parc de Valmy en immense dance floor. Mes adolescent(e)s sus-cité(e)s serait rentré(e)s à la maison plus tôt si ledit Paul n’avait pas été judicieusement placé en phase finale !… Son grand mérite aura donc été de maintenir dans le parc une grande partie du public non habitué aux sons rock. Parce que pour la musique, là, j’avoue être plus dubitatif. Est-ce la défaite de l’Allemagne contre la France, la fatigue due à la chaleur ou l’impression de déjà-vu puisqu’il fut la tête d’affiche du Platja l’an dernier à Argelès déjà, mais le voici qui entre en scène en tirant une tronche de dix kilomètres, clope (certaines mauvaises langues me diront « pas forcément légale la cigarette ») au bec, et enquille un set qui commence sur des rythmes lénifiants, et à vrai dire peu enthousiasmants. Pas de quoi me donner envie de continuer l’expérience Kalkbrenner sur le long terme !… Et un rapide coup d’œil sur l’assistance me laisse penser que je ne suis pas le seul à trouver ce début de prestation décevant.

Il me reste encore 3 jours de festival à assurer alors je quitte le parc de cette première journée entouré par ceux qui ont encore l’âge de sauter jusqu’à plus de 2 heures du matin !… Rendez-vous demain dès l’aube (ou presque) pour une deuxième journée qui entre dans le dur et promet, alors que mes paupières se font lourdes et m’enjoignent de vite trouver un lit, de forts belles émotions…

A suivre…

Récit en immersion : Marc Oséphius
Photos : Laurene Coranti-Herten / Manon Mach / Marc Oséphius 

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