Electrobeach 2019… J3

La tramontane s’est levée pour ce dernier jour où toutes les têtes d’affiches sont attendues. Le line up de ce soir nous promet de bons moments en perspective… En arrivant sur le site, j’entends plusieurs festivaliers se demander s’il y aura autant de changements désagréables que ces deux derniers jours, craignant un nouveau désistement non prévu par exemple… En effet, à force de subir des contrariétés, la sérénité n’est plus la même. Après avoir fait le tour de la sécu, qui fût vraiment bienveillante avec nous tous, festivaliers et presse, subissant, eux aussi, les aléas mais avec une très grande capacité d’adaptation, je porte mon attention sur le premier DJ de la soirée œuvrant sur la mainstage : Hugo Cantarra, attention vite relâchée, car son set n’arrive pas à m’accrocher, pour aller faire le tour du parc.

 

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C’est, pour nous, une dernière occasion pour discuter avec les festivaliers des impressions des deux derniers jours. Beaucoup ont été choqués par le crash du drône sur la foule en devant de scène, quasiment tous m’ont fait remonter les soucis d’organisation (transports, billetterie, casiers, changements de line-up, …) et s’il est évident que certains n’auraient pu être évités, nombreux sont ceux qui donnent au festival un air d’amateurisme. Si vous lisez mon report depuis le début, vous allez vous dire que j’insiste beaucoup sur cet aspect négatif mais il suffit de parcourir les réseaux sociaux pour se rendre compte que c’est loin d’être anecdotique. Lorsque j’ai évoqué tous ces problèmes  avec JB, l’animateur de Fun Radio, qui venait d’intervenir en live, il a eu une parole juste : “Possible… mais regarde le site, écoute les mix et kif”… Il a totalement raison, à être trop observateur des détails qui ne vont pas, on en oublie l’essentiel de notre présence, kiffer le son et profiter… Ca tombe bien, Mosimann est aux platines pour un bon mix qui fait plaisir !… Le DJ ne tient pas en place, saute derrière et devant sa console pour partager ce moment avec nous. Je reste tout le long de sa prestation en devant de scène, attendant aussi l’arrivée de Kungs en suivant… mais, Electrobeach 2019 oblige, ce n’est pas tout à fait ce qui allait se passer… En effet, c’est la Deep House de Nora En Pure qui s’installe sur la mainstage… et confirme le goût des organisateurs cette année pour les changements inopinés. Alors autant être franc, je ne comprend pas sa programmation sur la mainstage, son style étant bien trop particulier pour plaire au public (qui d’ailleurs n’a vraiment pas beaucoup applaudi). Autant dire qu’elle aurait plus logique sur une scène plus confidentielle où son son aurait été un bonheur à vivre. Sur le plateau principal, à ce moment précis de la soirée, le charme n’y est pas. Quel gâchis !

Pour s’éclater, il fallait aller sur la plage où, sur la scène hard style, Mandy a envoyé un set explosif.. Difficile de s’attendre à ce que ce joli petit bout de femme soit aussi brutale dans les sons, mais que ce fût bon !… Plus tard dans la soirée deux autres filles vont faire un tabac sur la scène techno : Charlotte de Witte et Anna. Avec une féminité scénique, elles mixent le son techno que l’on aime entendre pour danser toute la nuit. Point ou très peu de commercial (j’ai fais quelques escapades vers la scène durant la soirée mais impossible de rester vu les poids lourd de la mainstage, il faudrait se dédoubler dans ces moments là..), des enchaînements fluides, des bonnes montées, de quoi passer de très bons moments.

 

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Revenons au déroulé chronologique de la soirée, Kungs succède donc à Nora, avec son style très estival et dansant. Prestation fraiche et plaisante, mais l’attention du public, votre serviteur y compris, était dirigé vers le ciel dans l’attente des traditionnels passages de la Patrouille de France, ceux-ci devant avoir lieu au moment de son mix. Là aussi déception, alors que les années précédentes nous avions plusieurs passages, cette année seulement deux courts survols… Au moins, cette année, ne se sont-ils pas trompés de couleurs !

Encore une bonne surprise musicale en suivant, Sunnery James & Ryan Marciano, moins bankable que les autres noms de la soirée, mais bougrement efficace pour mettre le feu au public  avec du bon son. Pour citer une fille de notre groupe : «c’était gavé bien», rien que ça…

Nous arrivons sur la dernière partie de la soirée, l’ambiance est à son comble devant le Lydia (même si je pensais que nous serions un peu plus serrés), Don Diablo commence son mix, balance du feu, fait monter la pression et… panne de platines, plus de son… c’est vraiment une blague cette année… Bref, pendant 10 minutes, le néerlandais joue avec le public pour le faire patienter le temps que les techniciens essaient de réparer… Au moins, nous aurons vécu un moment rare, plus de dix minutes de complicité avec un DJ international essayant tant bien que mal de meubler en anglais… les festivaliers, loin d’être rancuniers, l’ont acclamé quand il a pu enfin reprendre les platines et remettre le feu.

 

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Puis arrive le chinois fou, Steve Aoki.. en mode plus showman que DJ, il saute partout, asperge de champagne la foule, et, bien sûr, son moment préféré, balance des gâteaux dans un public (cake me) qui ne demande que ça !… Il a fait remonter Don Diablo sur scène pour un moment de partage et fait le pitre pendant toute la durée de son set. Un relâchement total pour tous les festivaliers, du grand n’importe quoi comme le dirait mon relecteur préféré !

Pour finir, place à David Guetta. Même si on peut reconnaitre que le show était présent, l’enchainement des titres diffusés fut, à mon goût, un peu trop haché au couteau. Du coup ce qui était attendu comme sensationnel fut simplement bon… Comment j’ai osé le copié / collé de mon article EMF 2017 ?… Ben, en fait, j’ai ressenti la même chose… avec cette année en plus un feu d’artifice minimaliste pour finir.

Que retenir, finalement, de cette édition 2019 ?… 3 jours de fêtes avec des amis et des festivaliers à 95% heureux de vivre l’événement, une bonne vibe positive, du son plein les oreilles, des courbatures pour 1 semaine.. et des centaines de photos à trier pour n’en garder que le meilleur.

 

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Merci à Nadège et au «Phuket Pad Thai» groupe pour le soutien logistique et rédactionnel.