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« Jan van Eyck » – Joannidès/Hé

Thierry 31 mars 2015 0
« Jan van Eyck » – Joannidès/Hé
bd vaneyck Peut-on à la fois être peintre et espion ?

Gand, le 14 septembre 1426. Hubert Van Eyck décède prématurément alors qu’il travaillait sur le Retable de l’Agneau mystique, une pièce destinée à l’église Saint-Jean. Ce travail inachevé met son commanditaire, le marchand Joost Vijdt, dans l’embarras. Mais Van Eyck avait un frère, qu’il avait initié à la peinture, et qui pourrait bien être en mesure de terminer l’œuvre…

La mort soudaine de son frère pousse Jan Van Eyck, alors au service du duc de Bourgogne comme peintre et émissaire secret, à s’interroger sur le sens de sa propre vie. Il se demande s’il ne ferait pas mieux de retourner à ses pinceaux. Magnanime, son maître l’autorise à terminer le retable, à l’aide d’un nouveau procédé pictural tenu secret, s’il accepte une dernière mission diplomatique pour Constantinople. C’est justement au cours de ce voyage que Jan Van Eyck va trouver l’inspiration et les modèles pour achever l’œuvre de son frère…

Il est des évidences qu’il est bon parfois de rappeler comme celle qui veut que l’on apprenne toujours mieux par le biais du divertissement. C’est ce que l’on se dit en suivant les aventures de ce peintre majeur qu’est Jan van Eyck. Car ici, nulle thèse sur l’artiste, nulle biographie exhaustive pesante mais plutôt une tranche de vie, un moment particulier, et fondateur, de l’existence du peintre. Le scénariste Dimitri Joannidès (collaborateur à la Gazette Drouot) et le dessinateur Dominique Hé (« Secrets bancaires ») se sont ainsi focalisés sur le côté espion et diplomate du peintre, reléguant au second plan l’aspect artistique même si, au détour d’une planche, d’une scène, ils nous font toucher du doigt ce qui pouvait être son œuvre et son inspiration. Bien sûr, on pourrait trouver étrange ce parti-pris qui, finalement, transforme le peintre en James Bond moyenâgeux mais au final on se retrouve pris par le rythme rapide du scénario et l’efficacité totale de son dessin classique, oubliant de ce fait qu’on ne fait que survoler la carrière artistique de Van Eyck. Ce qui ne pose d’ailleurs pas de problème majeur puisque l’éditeur a eu la riche idée d’insérer à la fin de l’album un cahier documentaire de 8 pages, passionnant et fort bien construit.
Superbement dessinée et bénéficiant d’un scénario érudit, ce premier tome de la série consacrée aux peintres célèbres est une pleine et entière réussite. De celles qui nous donnent en premier lieu envie de découvrir les autres volumes mais aussi, et c’est peut-être le principal, de nous pencher sur la vie et l’œuvre du peintre…

« Les Grands Peintres : Jan Van Eyck »
de Dimitri Joannidès (scénario) & Dominique Hé (dessins)
Glénat /// 56 pages /// 14,50€

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Planche Van Eyck

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