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« La compagnie des artistes » de C. Womersley

baware 1 avril 2016 0
« La compagnie des artistes » de C. Womersley
livre wersley

L’histoire : Tom, dix-huit ans, a quitté sa campagne natale pour étudier à l’université de Melbourne. Envoûté par l’énergie qui fait vibrer la capitale culturelle et artistique de l’Australie dans ces années 1980, il découvre «Cairo», la résidence Art nouveau quelque peu décrépite où il emménage dans un appartement dont ses parents ont hérité. Aussitôt, le jeune homme est adopté par une singulière colonie d’artistes. L’un d’eux, Max Cheever, musicien fantasque, bohème et anarchiste, va tout lui apprendre. Premières amours, premiers méfaits… et première arnaque autour d’un des plus célèbres tableaux du XXe siècle. Tom en sera transformé à jamais. Mais il en tirera une cruelle leçon : il faut toujours s’efforcer de distinguer le vrai du faux.

L’auteur : Né en 1968 à Melbourne, Chris Womersley est considéré comme l’un des meilleurs jeunes écrivains australiens. Les lecteurs français l’ont découvert avec « Les Affligés » (Albin Michel, 2012) puis « La Mauvaise Pente » (Albin Michel, 2014), unanimement salués par la critique.

18 ans, le plus bel âge ou presque !… 18 ans, l’âge des possibles, de la découverte et du grand saut dans cet inconnue qu’est la vie en solo… Pour Tom, le jeune héros de « La compagnie des artistes », tout frais échappé de sa province australienne, c’est avant toutes choses la liberté, l’absence de contrainte et la compagnie hautement excitante de personnalités fantasques et borderline, peintres drogués ou musiciens bohèmes. Sous la plume de Chris Womersley, dont nous avions adoré précédemment « La mauvaise pente », Tom est avant tout un jeune naïf dépassé par les événements, un garçon fondamentalement bon qui va se retrouver pris au piège d’une amitié intéressée, d’un amour à sens unique. Face à Max et Sally, Tom fait très rapidement figure de lapin pris dans les phares d’une voiture, fasciné par l’extravagance et le clinquant de ses amis, il en oubliera de réfléchir, pris dans un tourbillon de liberté et d’insouciance propre à son âge. Au cœur du Melbourne des années 80, dans lequel Womersley nous plonge avec brio, Tom va s’enivrer au propre comme au figuré, vivant jusqu’à la folie des nuits partagée entre projets fous, peintres exceptionnellement doués pour la contrefaçon, et désœuvrement propice à toutes les dérives. A petits traits fins, l’auteur dresse ainsi un portrait aussi touchant que froid de ces artistes aussi brillants que désaxés, menteurs que charmeurs, qui, sous couvert de sincérité, vont initier le jeune Tom aux rudes réalités de l’existence et de l’être humain. Et si Womersley choisit comme fil rouge l’enlèvement et la duplication de la célèbre « Femme qui pleure » de Pablo Picasso, ce n’est finalement qu’un prétexte à entrer au plus profond des relations entre ces personnalités si différentes les unes des autres. En douceur, sans réellement jamais céder aux sirènes de la rapidité stylistique, il nous emballe délicatement dans une moiteur toute australienne, nous faisant rêver à cette contrée si lointaine et, pour la plupart d’entre-nous, si méconnue. C’est là, d’ailleurs, que ce roman tire sa plus grande force, dans cette capacité à nous tenir en haleine avec une intrigue des plus simples, tout en nous baladant dans un monde qui nous est étranger et une époque qui nous rappelle – pour les plus anciens tout du moins – forcément quelque chose. Entre sensibilité et troubles émois, Womersley signe un drôle de roman – au demeurant prêtant rarement à sourire ! -,  plein de marges et de d’incertitudes, de doutes et de certitudes, de fusions et de drames. Roman initiatique magnifiquement écrit, « La compagnie des artistes » fait partie de ces belles lectures qui nous captent sans en avoir l’air, nous font voyager bien au-delà des frontières du carcan de leur genre et nous laissent, empathie aidant, émus ou tristes, énervés ou heureux, face à ces erreurs de jeunesse que l’on aurait pu commettre aussi, face à ces sentiments forts et potentiellement destructeurs que l’on aurait pu ressentir, face à cet âge adulte dans lequel on entre, forcément, sans y avoir été préparé.

CHRIS WOMERSLEY – « La compagnie des artistes »
Albin Michel /// 365 pages /// 22,50€ (broché) – 15,99€ (eBook)
sortie le 30 Mars 2016

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