Les Bulles Sonores #19… J2

Il fallait venir tôt ce samedi pour profiter de la scène Effervescente !… En effet dès 15h, M.A.N, puis THE TWIN SOULS et enfin R.CAN se sont succédés pour offrir aux festivaliers et en accès libre, excusez du peu !, du son et des prestations scéniques surprenantes, le tout afin de préparer de la meilleure façon qui soit nos esgourdes pour la soirée. L’ambiance y est tout aussi sympathique que la veille, et après une montée en puissance gentille tout au long de l’après-midi, l’allégresse générale et les bras levés accompagnent les flows de R.Can, notre catalan préféré, qui partage, avec toute la générosité qu’on lui connait, son énergie et sa joie de vivre pour faire passer à tout le monde un bon début de soirée.

 

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Fin de la parenthèse gratuite, des hors d’œuvres charmeurs et ô combien appétissants, place au plat de résistance de la soirée, puisque les 5 membres du groupe Le Super Homard entament les hostilités sur la Scène des Bulles. La dernière fois que nous les avions vu c’était en 2017, quand ils avaient fait une halte dans le 66, et, sans grande surprise, les sonorités sont toujours aussi étranges, l’univers toujours aussi décalé et leur mise en scène british bien léchée. C’est un bon prélude à la soirée, bien que trop court, un moment suspendu où l’on a pu ressentir le plaisir des membres du groupe à jouer devant nous, et par reflet, celui que nous avons eu, nous aussi, à les voir partager ce moment avec nous.

 

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Après un gros quart d’heure de flottement, c’est l’improbable Catherine Ringer qui débarque avec ce que j’ai l’impression être un gilet jaune. Note politique déplacée ou fringue de mauvais goût, le débat est ouvert entre nous. Ce qui ne l’est pas, en revanche, c’est son énergie sur scène. Les doutes sur sa fatigue se sont dissipés dès le second morceaux qui surfe sur les tubes des Rita Mitsouko, de “Marcia Baïla” à “C’est comme ça”  en passant par “Andy” ou bien encore “les histoires d’A”, pas un seul hit ne sera oublié, repris, vous vous en doutez déjà, à l’unisson, par l’ensemble du public, aux anges de pouvoir ainsi admirer cette grande artiste dans un cadre aussi agréable que celui des Bulles Sonores.

 

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Place au voyage ensuite avec Djeudjoah et Lieutenant Nicholson… Avec eux, c’est l’Afrique qui vient nous parler, nous entretenir des difficultés (ou non) de la vie, de tout ce qui l’entoure, le tout avec des textes simples et enjoués. Nous profitons de ce moment pour enchainer les interviews prévues, faire un tour dans les coulisses et autour des scènes, il faut dire que les activités y sont nombreuses. Des artistes de bulles de savon, des jeux pour enfants, des maquillages pour le public, des massages et de l’hypnose pour les artistes, tout le monde y trouve son compte. Nous prenons aussi le temps de partager un moment autour d’un fut, de se reposer un peu dans les rocking chair mis à notre disposition, toujours sous la bienveillance des organisateurs qui attachent une véritable importance à notre bien-être.

 

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Comment, dans ces conditions-là, ne pas apprécier la suite du programme quand Bouchkour, Komlan et tous leurs complices débarquent sur la grande scène, avec leur show parfaitement rodé, encore plus festif ce soir que les autres soirs car c’est l’anniversaire de 2 d’entre eux, événement qu’ils ont bien sûr l’intention de fêter avec nous. DUB INC a su, en quelques années, se hisser tout en haut de l’affiche, grâce à ses rythmes joyeux, son énergie débordante et sa complicité réelle avec tout ceux qui sont venus les acclamer. Du début à la fin de la prestation de cette bande de fous furieux, on ne loupe pas une minute, on chante avec eux, on danse sur place, on lève les bras… bref on s’éclate. La tête d’affiche du festival mérite bien sa place, et vu de la prestation de ce soir, nul doute que nous continuerons avec plaisir à les suivre au travers des festivals et concerts dans les années à venir.

 

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Du coup l’Ensemble National de Reggae (E.N.R.) sur la Scène des Bulles, interprétant des reprises, n’a pas la même saveur… même si on ressent leur envie de bien faire et que leurs reprises sont loin d’être mauvaises. Mais à ce moment précis de la soirée, ça ne passe pas. Je me pose tranquille dans l’herbe en face de scène, je discute avec mes voisins qui sont comme moi, dans l’attente des derniers artistes de la grande scène.

 

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Il est environ 1 heure du matin quand la trance-psychédélique-instrumentale de La P’tite Fumée électrise l’ensemble des festivaliers et des Limouxins. Avec un jeu de scène aussi plein d’énergie que pouvait l’être celui de Shaka Ponk à ses débuts, dans leur délire de fumette, et dans leur puissance instrumentale, avec des lights de fou, le chapiteau de la grande scène s’est transformé en boite de nuit géante. Mais est ce que cela va plaire à tout le monde ?… Même si le public s’est rajeuni et que la plupart des familles sont déjà rentrées, tout ceux encore présents adorent !… Ca bouge de partout, impossible non plus pour nous de rester en place. Il y a un consensus avec ce dernier groupe : c’est génial et ça déchire… à suivre de près et à revoir d’urgence.

 

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C’est sur cette excellente impression que nous prenons le chemin du retour. Dans la voiture, nous convenons d’une chose : ce sont pour ces soirées-là que nous adorons faire notre «boulot», ma binôme de choc étant trop contente de ses photos et interviews et, quant à moi, dans la satisfaction de pouvoir vous retranscrire ces moments de bonheur. Vivement dimanche !

 

Report : Marc O. /// Photos : Liza Brume
un grand merci à Valérie et Alain pour leur hospitalité et leur gentillesse