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Plongée en apnée dans l’Electrobeach Music Festival 2017

baware 25 juillet 2017 0
Plongée en apnée dans l’Electrobeach Music Festival 2017

S’il y a bien un festival qui divise, provoque des opinions différentes, c’est bien l’ElectroBeach Music Festival du Barcarès !… Dérive indigne de notre région pour les uns, évènement fabuleux pour les autres, rares sont les festivals à cliver autant et pas seulement pour leur proposition musicale. Créé sous forme de festival électro pointu et exigeant, l’EMF, depuis l’éviction de son créateur, a pris un tournant EDM qui l’a transformé en monstre à tous points de vue, effrayant ou excitant selon notre appétence pour ce type de manifestation géante. Longtemps, donc, nous nous étions tenus éloignés de ce grand raout électro, préférant le cadre – et la musique – plus agréable du Parc de Valmy à la même période. Cette année, pourtant, n’écoutant que leur courage, ou folie au choix, trois de nos journalistes sont partis à l’assaut du Lydia… Et le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas, quelques jours après l’expérience, du même avis, loin s’en faut… Alors, exceptionnellement, voici un D’accord/Pas d’accord, fidèle reflet de leurs opinions diamétralement opposées.  La parole à la défense en premier…

Petite précision en préambule toutefois… Notre journaliste/photographe ayant été accrédité « photos » sans pour autant avoir d’accès aux devants de scènes réservés à la captation des performances live, nous ne pouvons que publier des photos d’ambiance. En toute objectivité, sans préjuger de ce que nous pouvons penser du festival en lui-même, cf ci-après, cela dénote d’un amateurisme étonnant. Nous ne saurions donc trop conseiller aux organisateurs de ce festival de faire appel à un vrai bureau de presse professionnel, il en existe dans la région voire dans le département, qui seront à même de faire le travail correctement, ce qui n’a pas été le cas visiblement cette année !… 

D’ACCORD

EMF 2017 : qui a dit que les jeunes ne savaient pas s’amuser ?

Le 4ème festival de France se déroule à nos portes, il serait dommage que l’un de nos reporters ne s’y rende pas – enfin – cette année pour constater de visu ce qu’il s’y passe vraiment. Très nombreux ont été les retours négatifs ces dernières années : Dj’s star passant à coté de leur prestation scénique, public plus porté sur les boissons alcoolisées que sur les rythmes dancefloors et finissant lamentablement échoué dans un coin du site, soucis de sécurité et d’organisation… bref ce sont sur ces a prioris – très négatifs – que nous nous rendons au festival du Barcarès ce vendredi 14 juillet.

Commençons par la sécurité, pas grand-chose à reprocher : sac fouillé plusieurs fois, badge bipé, vigile attentif, bateau de la marine nationale le long de la plage, et présence accrue des forces de l’ordre au sein du parc, on se sent vraiment en confiance. Profitons de de ce passage en revue des troupes pour souligner ici le survole par la patrouille de France, qui drapera le ciel de la seconde soirée d’un magnifique bal aérien bleu-blanc-rouge exécuté au cordeau.

Question organisation, quand on est habitué aux festivals, on se rend compte avec un œil aiguisé des différentes incohérences ici ou là, mais rien qui, mise à part le fait de ne pas pouvoir sortir manger autrement que sur le site, ne gêne vraiment les electro-fétard.

Ensuite les exigences actuelles sur ce genre de manifestation, comme recharger son mobile ont eu l’écho sur une jeune startup française proposant des recharges de batteries jetable (bio-dégradable) moyennant quelques EMF. Oui comme maintenant sur tous les évènements dignes de ce nom, point d’argent circulant mais une monnaie virtuelle, sauf que là, le taux de conversion 1€ = 1,3 EMF est plutôt déstabilisant. Le panini à 6 EMF, revient en fait à 7,80 € … et je ne parle pas des boissons !

Du coté de la programmation musicale, clairement il faut aimer la musique électronique, point d’hétéroclisme dans les choix proposés, ça tape dans les basses tout le long de la soirée. Le fait d’avoir plusieurs scènes et beaucoup de place permet de passer d’un DJ à un autre (sans quasiment aucun mélange, belle performance des techniciens du son) assez facilement, chacun diffusant son univers avec enthousiasme et conviction.

Sur la grande scène, les têtes d’affiches se succèdent avec une pause (parfois de plusieurs très longues minutes) entre chacun. Détail technique me dites-vous ?… Peut-être mais, perso, l’une des choses que j’apprécie le plus dans l’esprit électronique c’est justement l’enchainement, et ne pas arriver, à ce niveau-là, à garder un tempo entre chaque DJ, ou même une petite battle, à la limite un MC pour garder l’ambiance est hautement surprenant… Il y a tellement de possibilités pour maintenir l’ambiance que ne pas le faire est vraiment dommage…

Pour continuer dans la musique, il faut bien se dire que dans la techno/house/club/jungle/dance… il y a tellement de mondes musicaux différents qu’exprimer un jugement sur chaque set ne serait pas convenable si, de base, on n’adhère pas à l’univers de l’artiste. Personnellement, je suis sensible au fait d’entendre sur une petite scène un excellent remix de « Human nature / Sweet Drop » mais j’ai les oreilles qui se crispent sur un massacre de « Call on me / Eric Prydz » en progressive/hardstyle qu’a contrario le public avait l’air d’adorer !

Mais les têtes d’affiches doivent assurer le show et leur prestation, on se rend à l’EMF surtout pour elles. Sur les 3 jours plusieurs DJ’s ont tenu la barre haute et ont marqué le public. Commençons par «the» tête d’affiche : David Guetta. Même si on peut reconnaitre que le show était au rendez-vous, l’enchainement des titres diffusés fut à mon goût, un peu trop haché au couteau, du coup ce qui était attendu comme sensationnel fut simplement bon, sur ce 2nd soir nous retiendrons surtout l’excellente clôture de Armin Van Buuren qui a vraiment mis le feu au parvis du Lydia en fin de soirée.

Le premier soir, la venue surprise de DJ Snake (qui délivra exactement le même show qu’aux Déferlantes quelques jours auparavant !) et la performance de Tiesto furent les 2 évènements marquants plébiscités par les festivaliers. Le dernier soir, KSHMR nous propose une histoire fantastique, plus visuelle que sonore, assez surprenante, qui m’a clairement fait plané. Afrojack nous a régalé d’un mix parfait et Yellow Claw fini de nous achever en explosant les derniers fils sensibles de nos tympans.

Finissons ce report par les festivaliers en eux même : le ticket d’entrée au festival permet déjà une première sélection sociale, on va pas se voiler la face l’EMF n’est pas à la portée de toutes les bourses. Ceci étant dit, durant toute ma présence au festival je n’ai vu que des sourires, des jeunes bon esprit venu faire la fête, de l’entraide, et de la franche camaraderie. Alors oui ici et là quelques consommateurs précoces (me demandez pas de quoi) ne tenaient plus la route, mais vraiment en deçà de ce que l’on m’avait décrit des années précédentes. Venus de toute la France, les festivaliers, certains dans des accoutrements plus délirants les uns que les autres sont venus pour faire la fête. Repérant de nombreux maquillage ultra sympa sur le facing, j’ai tardivement compris qu’une école de maquillage pratiquait de magnifiques painting entre deux scènes. Encore un petit truc bien pensé pour ajouter à la fête !

Mise à part le vexant «on va faire un selfie avec le vieux» et de me retrouver à être ce vieux en question sur l’iPhone de l’adolescent, j’ai eu l’impression d’avoir, l’espace d’un week end, retrouvé ma jeunesse, 20 ans de moins dans la tête, car ce que je ne vous ai pas dit, les petits jeunes : en 1997 le vieux il défilait à la première techno parade à Paris … avec un Carl Cox qui mixait avec des vinyles…

Big Merci à Cécé, Laurène, JC et NB pour leur aide logistique et amicale !

Photos et report : Marc Oséphius

PAS D’ACCORD

EMF 2017 : festival ou foire aux bestiaux avinés ? 

Nous n’avions pas mis, depuis sa création, les pieds à l’Electrobeach Music Festival, pas le temps, pas l’envie, pas d’appétence particulière pour des sonorités électro plus ou moins agressive. Pourtant, au fil du temps, surveillant son évolution d’un coin de l’oeil, nous nous étions rendus compte que le festival avait délaissé les rivages des sonorités exigeantes, mis en arrière les artistes pointus ou créatifs, pour aller se vautrer avec délectation dans une zone EDM attirant chaque année de plus en plus de monde. Comme il ne faut jamais dire jamais, comme dirait le vieux père James,  nous voici cédant aux sirènes de la curiosité et partant à la découverte de cet autre monde une journée avant que notre ami Marc ne prenne notre relais.

Peu habitués aux us et coutumes des habitués du genre, nous commençons par découvrir, avant même d’avoir accès au site du festival, des routes d’accès bondées de voitures devant lesquels des jeunes gens dansants sur le bas-côté, visiblement déjà dans un état d’euphorie alcoolisée avancé. 18h à notre montre, 1 bon kilomètre du festival et – déjà – un a priori fort négatif… La suite, malheureusement, ne démentira pas ce sentiment initial…

Contrairement à ce que vivra notre camarade les jours suivants, les premiers contrôles nous laissent perplexes. Dire qu’ils furent légers serait un doux euphémisme et l’absence de forces de sécurité (privées ou publiques)  tout au long de la grande avenue menant au site du Lydia provoquant même, quelques mois après Nice, un désagréable frisson de danger. Difficile de croire, alors que l’on nous fait remonter régulièrement que des festivals et manifestations sont interdites ou voient leur budget sécurité exploser, qu’un Préfet ait pu autoriser une manifestation d’une ampleur aussi grande avec aussi peu de sécurité !… Premier élément qui nous échappera lors de cette soirée mais pas le dernier…

Passons également sur les difficultés pour obtenir un pauvre bracelet d’accrédité qui mettent cet EMF au niveau d’un festival amateur organisé par des punks à chiens ivres morts. C’est bien beau d’avoir plein de jolis chalets encore faut-il que les bénévoles qui y sont stockés soient mis au courant de ce qu’ils doivent faire… Ce qui n’était pas a priori le cas en ce premier jour, chacun de nos interlocuteurs renvoyant la patate chaude à son voisin…

Enfin nous voici entrés dans le saint des saints, cette esplanade du Lydia qui devrait, enfin c’est ce que l’on nous annonce, accueillir quelques 65000 personnes ce soir. Bon, comme nous n’avons pas un mauvais esprit, et que cela ne fait qu’une bonne trentaine d’années que nous hantons les festivals acquérant ainsi une vision assez juste des jauges, nous ne poserons pas la question de la réalité de ces chiffres, sûrs que nous sommes que pour pallier à un espace a priori insuffisant ont été mises en place des solutions réalistes (empilement des festivaliers, montgolfières, utilisation de l’espace maritime…)…

Très vite donc, quelques pas suffisent, nous voici plongés dans le bain EMF… Des basses à haute dose qui nous donnent l’occasion de compter nos organes un par un, des jeunes gens – tiens, au fait, où sont passées les filles ?… on a beau tourner la tête dans tous les sens, on en trouve environ 1 pour 5 mecs ! –  fort amicaux qui viennent immédiatement nous souffler leur haleine de coyote à la figure en nous parlant une langue – une sorte d’espéranto à base de gargouillis et d’onomatopées – totalement incompréhensible, une vision assez déroutante de festivaliers déguisés en vache (sans être méchants on les aurait plutôt vu en chevaux, rapport à leur côté bourrin !) et des scènes qui, de prime abord, semblent avoir été réparties intelligemment sur le site. Un rapide coup d’œil panoramique nous pousse à nous diriger vers le Lydia histoire de pouvoir profiter d’une vue globale sur le festival.

Visuellement, cette option est la bonne car, prenant de la hauteur, nous découvrons les différentes parties du festival de la meilleure façon qui soit. La main stage est réellement impressionnante de là où nous sommes mais le show qui nous est proposé à ce moment-là nous laisse dubitatifs. Un petit bonhomme derrière une platine qui envoie du son entouré de lights à peine plus nombreux que ceux qu’ont avait dans nos chambres dans les années 80, forcément ça fait sourire, au mieux !

Mais le plus gros souci n’est pas là. En effet, si visuellement le Lydia est une position géniale, côté son cela s’avère être un enfer. Ici, à la confluence de toutes les stages du festival, le son se mélange en une gigantesque partouze décibélique, nous offrant le plaisir de goûter à un magma sonore hautement désagréable.

La curiosité, qui nous a poussé à franchir les portes de ce festival, a ses limites et nous commençons sérieusement à nous dire qu’il ne serait pas raisonnable de nous affliger une telle souffrance plus longtemps… Quittant le Lydia, nous plongeons au contact, journalistes déglingos que nous sommes, de cette faune bigarrée et visiblement adepte de substances plus ou moins licites. Une scène, puis une autre, une autre encore, nous avons le sentiment, nous qui ne connaissons ni les artistes présents sur les planches, ni leur style musical, d’entendre la même chose, soit une succession plus ou moins rapide de beats primaires. Difficile, insensibles que nous sommes à cette proposition musicale, d’émettre un avis pertinent sur la qualité des sets produits ici. Ceci dit, la MainStage semble effectivement plus ouverte à nos oreilles non averties.

Et c’est bien là, pour nous, la limite de l’exercice. A contrario des festivals mainstream comme Les Déferlantes, l’EMF semble réservé à un public double, loin de l’universalité de ses collègues/concurrents : une partie venant là pour écouter sa musique préférée entre amateurs sans être dérangée par des spectateurs n’appartenant pas à leur secte, l’autre partie venant là pour se mettre minable en toute tranquillité sous couvert de fête et de musique. Reste à savoir quelle partie est la plus nombreuse, mais notre visite aura été trop courte pour nous faire une opinion juste sur cela !…

Car il est temps, après 4 très – trop – longues heures d’écourter nos souffrances et de reprendre notre voiture avec le sentiment étrange d’être à la fois trop vieux pour ce type de délire et d’avoir été au cœur d’une gigantesque kermesse bavaroise où la musique, finalement, n’est qu’une excuse, un alibi… Surtout, nous savons, maintenant, que notre expérience restera unique et que nous laisserons avec joie la place à ceux, collègues ou festivaliers, qui sont en réelle adéquation avec ce genre d’événements…

Report : Thierry Claudel

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