Inna Modja – Supamoon

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18 mars 2016 – Inna Modja et Supamoon font entrer le groove imparable au Mediator

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INNA MODJA

Après avoir affolé les charts avec ses titres «French Cancan (monsieur sainte Nitouche)» et «La Fille du Lido» issus de son deuxième album, Inna Modja a ressenti le besoin de s’éloigner un temps de cette pop soul agréable quoiqu’un peu superficielle dont était fait son univers musical. Dans un premier temps, c’est du côté du petit écran qu’elle s’échappe en intégrant la troupe du programme court “Et pendant ce temps”, diffusé dans Le Grand Journal de Canal+. Puis vint le moment du retour à la musique. Elle aurait pu, facilement, choisir de revenir dans la veine qui avait fait son succès aussi bien avec «Everyday is a new world», son premier opus, qu’avec «Love Revolution», son deuxième album, révélation de l’année 2011. Las, c’est avec une rupture radicale qu’elle nous revient, celle d’un choix, celui de quitter la zone confortable des mélodies faciles pour se plonger dans ses racines. C’est dans son Mali natal qu’elle est retournée pour puiser l’inspiration, pour écrire ce «Motel Bamako» où se mêlent son histoire et son présent, son passé intime et ses révoltes permanentes, ses engagements notamment pour l’émancipation des femmes invitées à « retirer le foulard devant leur bouche ». Melting-pot mondial, l’album fait se croiser l’électro-pop et les guitares mandingues, la flûte peul et le blues du désert, une soul très Motown et la culture malienne. Mais au-delà des notes, il y surtout des mots, forts, puissants, durs parfois, des mots qui racontent l’universel et l’intime, le joyeux et le dramatique. Avec «Motel Bamako», Inna Modja nous propose un retour aux sources, un voyage au cœur de l’Afrique dans ce qu’elle a de plus beau et de plus intense. Un bout de chemin en tout cas que l’on a envie de faire avec elle !

SUPAMOON

A la voir évoluer sur scène au milieu de ses deux partenaires, on imaginerait presque Claudia fragile fleur pouvant à tout moment s’envoler pour ne jamais revenir. Pourtant, dès que résonnent les premières notes imaginées par le trio, c’est une puissante et forte vague qui déferle sur nous, nous collant littéralement au sol, les yeux et les oreilles grands ouverts. Avec leur fusion pop, trip-hop, soul, hip-hop, électro jazzy (n’en jetez plus nous sommes déjà conquis !), Supamoon mine de rien fait souffler un salutaire vent de nouveauté de ce côté-ci des Pyrénées. Caressante ou percutante, la voix chaude de Claudia se mêle à la perfection aux mélodies planantes d’Arnaud et Pascal, créant un cocon onirique où il fait bon se lover. Savant mariage de sentiments contradictoires, Supamoon ne cherche pas à emprunter les mêmes chemins balisés que les autres mais part explorer avec nous des petits sentiers où la lumière se fait tour à tour délicate ou aveuglante, douce ou énergisante. Alors même que l’enregistrement de son premier EP se profile à l’horizon (un crowdfunding étant lancé pour l’occasion), le trio pose son vaisseau amiral sonique sur la scène du Mediator, juste pour le plaisir de nous embarquer dans l’espace, là où tout le monde finira bien par nous entendre nous émerveiller trop fort !

VENDREDI 18 MARS /// 21h
EL MEDIATOR – avenue du Général Leclerc – PERPIGNAN
14€ (réduit) > 17€ (normal)

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