Joe Satriani

La première fois qu’il déboula sur nos platines, ce fut en 1987 pour nous inviter à surfer avec un extra-terrestre (lui ?). Depuis, il n’a pas quitté nos cœurs, nous étourdissant régulièrement de sa virtuosité à la guitare et de sa capacité à composer des titres fabuleux, dantesques même. Guitar-hero au sens propre du terme, Joe Satriani aura ainsi fait swinguer trois de nos décennies avec ses albums solo – du fameux “Surfing with the alien” au récent “Shockwave Supernova” en passant par “Flying in a blue dream” ou bien encore “Super Colossal” pour ne citer que 4 de ses 15 gigantesques opus ! – mais aussi avec ceux de Chickenfoot, groupe fondé avec ses amis Michael Anthony, Sammy Hagar, tous deux ex-Van Halen, et Chad Smith, le batteur des Red Hot Chilli Peppers, ou lors des monstrueuses tournées du G3 où il partage la scène avec des guitaristes aussi extraordinaires que Steve Vai, Michael Schenker, Yngwie Malmsteen, Brian May, Billy Gibbons ou Kenny Wayne Shepherd. Car c’est bien là, et nulle part ailleurs, qu’explose complètement le talent de Joe Satriani, sur ces estrades qui d’un coup se transforment en vaisseaux intergalactiques, nous transportant dès les premiers accords dans une lointaine galaxie. Se poser devant le maître, c’est partir dans ce fabuleux road-trip galactique, loin dans les étoiles – les mêmes que l’on aura dans les yeux à la fin du concert ! – à la poursuite de la chevauchée sauvage de ce guitariste qui jamais, ô grand jamais, ne laisse la technique – parfaite en ce qui le concerne – supplanter l’émotion. Et si sa base est bel et bien le hard-rock, jamais il n’hésite à aller promener ses doigts sur les arpèges du blues, de la country ou de la folk, juste pour le plaisir de nous y entraîner à sa suite. Et lorsqu’il s’égare sur les chemins de l’électro, il le fait avec un tel brio, une telle sincérité, qu’on ne peut que l’y suivre une fois de plus. Pas étonnant que lui qui fut au début de sa carrière prof de guitare (et vu passer devant lui des gens tels que Kirk Hammet de Metallica, Steve Vai, David Bryson de Counting Crows ou bien encore Alex Skolnick de Testament) sache à quel point il est important de mettre la technique, la virtuosité au service d’un univers éclectique et ouvert sur le monde. Cela fait la richesse de son œuvre et, osons les grands mots, de lui l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand guitariste au monde !

Dimanche 20 septembre 2015 /// 18h /// 89,5€
Casino Théâtre Lucien Barrière – TOULOUSE /// réservations : www.box-office.fr