Davy Kilembe

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Davy Kilembe passe en mode “Mellow” pour nous faire patienter avant son prochain album…

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Un petit air qui trotte dans la tête semblant ne jamais vouloir en partir, un peu de douceur qui fait du bien au corps et à l’esprit, ce que nous propose Davy Kilembe depuis quelques années déjà fait partie de nos vies, de ce quotidien pas toujours drôle qu’il contribue, à sa façon, à ensoleiller, ne serait-ce que le temps d’une chanson. Et si, régulièrement, ses textes nous parlent de choses graves, sérieuses, il le fait avec une telle tendresse, un tel recul, que l’on ne peut qu’adhérer à son univers, entrer de plain-pied dedans et nous laisser porter par les flots enivrants de ses refrains entêtants. Cinq albums au compteur pour cet artisan des mots et des mélodies… non, six puisque voici que sort “Mellow”, un EP six titres à son image, chaleureux et espiègle, doux et enjoué. De quoi nous donner envie, à quelques jours de sa sortie et du concert à la Casa Musicale de rencontrer Davy et papoter avec lui quelques instants…

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Parle-nous donc un peu de ce Mellow tout frais…
En fait, cet EP préfigure un album qui sortira à l’automne 2016. Donc, sortir un six titres comme cela, c’est à la fois pour ne pas laisser le public sans actualité et me donner l’occasion de faire des concerts, comme celui de la Casa Musicale. C’est d’ailleurs là que nous l’avons enregistré ainsi que chez moi.

Comment écris-tu tes albums ?
Quand je viens de finir un album, qu’il est pressé et que je le reçois à la maison, je me mets aussitôt à travailler sur le suivant. Après, je travaille généralement dessus tous les matins pendant plusieurs mois.

Tu travailles d’abord le texte ou la musique ?
Cela vient un peu en même temps. Le texte et le propos sont importants pour moi et, généralement, quand j’ai écrit deux ou trois phrases, une mélodie se dessine spontanément…

“Dans le trou” évoque la tombe de Jim Morrison, y es-tu allé ?
Oui, d’ailleurs le hasard, si on peut appeler ça comme ça, fait bien les choses car je dois présenter le disque à Paris le 30 mars à la Manufacture Chansons qui est une salle de concert se trouvant Boulevard République à la station de métro Père Lachaise. Cette chanson est née d’échanges avec des potes parisiens qui ont passé leur jeunesse là-bas, avec tout ce qui ça implique, tout ce qui se tramait autour de la tombe à l’époque. Cela s’est un peu calmé à présent mais la tombe de Jim Morrison dans les années 80/90 était un lieu très animé.

Jim Morrison était avant tout un poète, est-ce aussi ce qui t’a donné envie d’écrire sur le lieu ?
Bien sûr même si à l’époque, j’écoutais plus Jimi Hendrix que les Doors. Jim Morrison fait partie de ces personnalités auxquelles on était sensible. Quand les Doors, le film, est sorti au début des années 90, tous mes copains se prenaient pour Jim Morrison.

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Est-ce que tu es un peu nostalgique de cette période de l’adolescence ou tu avais “tout le temps devant toi“ ?
Cela m’arrive oui même si j’ai tendance à oublier mon âge et avoir souvent l’impression que j’ai encore 17 ans. Mais finalement, je rêve toujours autant qu’à cet âge-là. J’ai parfois un peu la nostalgie de l’insouciance car les responsabilités ont trop tendance à brider les rêves. Mais j’arrive encore à rêver tout de même.

Quand on fait un métier comme le tien, c’est peut-être plus facile de garder sa part de rêve…
C’est vrai mais le contexte n’est pas toujours évident, comme pour tout le monde. Etre artisan aujourd’hui est quelque chose de compliqué. J’ai croisé pas mal de copains qui font ça depuis 15 ou 20 ans et qui commencent à être un peu fatigué de toujours devoir lutter pour tout.

Ce n’est pas effectivement pas évident d’aller chercher des dates de concerts, de promouvoir son disque…
Aujourd’hui, pour être artiste indépendant, on apprend à faire une dizaine de métiers. Si on arrive à consacrer la moitié de son temps à la création, c’est déjà bien.

Et toi, qu’est-ce qui te fait tenir ?
Malgré ça, on arrive quand même à vivre des moments magiques, même s’ils ne représentent que 5% du temps. Et je ne lâcherais ça pour rien au monde.
Il y a bien évidemment les moments sur scène mais aussi les voyages, notamment à travers la France puisque je suis un artiste francophone, voir de nouveaux lieux, rencontrer de nouvelles personnes, partager les chansons avec un nouveau public… Ca me fait kiffer.

A propos d’artiste francophone, “Mellow” c’est un peu un hommage aux maîtres de la Chanson Française, ils t’ont tous inspiré ?
Non, pas forcément, mais ce sont des artistes dans lesquels on se reconnaît. Toute proportion gardée, disons que je m’efforce de creuser le même sillon qu’eux même si je n’ai pas la prétention d’être un Brassens ou un Nougaro.

Dans “Le Chapeau”, on entend un peu les deux à travers ta voix…
Oui, Nougaro et Brassens sont deux personnalités qui ont su faire sonner la langue française avec des influences de la musique noir américaine, folk et jamaïcaine. Le premier à avoir fait ça, c’est Trenet. Il a pris la musique jazz qui était amenée par les militaires américains après la guerre et à mis des paroles en français dessus. Il a amené du swing dans le français. Brassens a été un de ses disciples, même si cela ne s’entend pas beaucoup. Il connaissait le répertoire de Trenet par cœur. Nougaro qui a étendu le registre aux musiques latines également.

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“Pagayer”, c’est une façon très ensoleillée de ramer, non ?
C’est vrai. Cette chanson est une métaphore, ça me paraissait intéressant de comparer la vie des gens de la classe moyenne avec le fait de ramer. J’aime bien traiter les sujets d’actualité avec un peu de légèreté. En fait, ça vient du fait que dans mon ancien studio, j’avais posé une rame sur une étagère en vue de la ranger un jour et finalement, à chaque fois que quelqu’un me rendait visite, je lui disais à quel point je m’en servais régulièrement !… La rame a donc fini par donner une chanson.

Quelques mots de cet album à venir ?
Il y aura quelques invités qui viendront chanter des chansons que je vais partager avec eux. J’ai également écrit plusieurs morceaux courts, de 30 secondes à une minute, comme «Dans le trou», qui viendront se glisser entre les autres. Concernant l’orchestration, on va rester sur celle de l’EP avec contrebasse, basse, batterie, cuivres. On ajoutera aussi de l’accordéon sur plusieurs titres. Autre différence, l’EP est juste distribué sur les plateformes numériques alors que l’album, lui, sortira en physique.

Une tournée à suivre donc ?
En fait, je suis déjà un peu tout le temps en tournée.

Un grand merci à Julien et à toute l’équipe du Médiator pour leur accueil lors de cette interview…

“MELLOW” – sortie le 19 février 2016 sur toutes les plateformes de téléchargement légal…

A découvrir en concert le :

> 13 Février – LODEVE (34) – L’art en poche
> 19 Février – PERPIGNAN (66) – La Casa Musicale – 20h30 – 8€
> 19 Mars – NARBONNE (11) – Le DB (+ Renaud Papillon Paravel, Nilco, Rodrigue, G. Dandy, Kif de la Kif)
> 30 Mars – PARIS (75) – La Manufacture Chansons
> 9 Avril – MONACO – Auditorium du Lycée de la Principauté de Monaco
> 5/7 Mai – NOGENT (52) – Festival Dimey
> 26/28 Mai – AUBERVILLIERS (93) – Festival Aubercail
> 10 Juin – NIMES (30)
> 18 Juin – BAGES (66) – Le Chaudron
> 15 Juillet – LAURYS (84)
> 26 Novembre – SAINT-ESTEVE (66) – Théâtre de l’Etang

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