Gambetta – “Seul.e.s”

baware

Pour ne plus détourner le regard pendant que la maison brûle, Gambetta joue avec le feu pour que nous ne soyons plus “seul.e.s”

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Dans les villes d’immense solitude les petites fourmis que nous sommes s’enferment dans le silence, perdus au milieu de millions de nos semblables, nous ne faisons que nous cogner la tête contre les murs d’une modernité qui n’a que l’apparence d’une évolution positive.  Parfois, à la faveur d’un évènement majeur nous contraignant à ralentir le rythme, à prendre le temps de la réflexion, on peut se prendre à rêver, comme le fait Gambetta dans “Seul.e.s”, à un autre monde,  moins fou, moins saoul de sa propre vanité, une société qui ne jouerait plus avec le feu de sa propre existence, où les minuscules particules élémentaires que nous sommes pourraient enfin ouvrir les yeux sur le désastre imminent et feraient tout ce qui est encore en leur pouvoir pour changer le cours de la catastrophe annoncée, pour éteindre cet incendie qui déjà ravage notre maison commune. Alors, pour ne faire le constat glaçant d’une situation d’ores et déjà irréversible, peut-être faut-il comme lui se servir de la musique pour passer le message, pour essayer de convaincre quelques colibris que leur action individuelle peut quand même avoir un impact sur la folie collective.  Il parait que le monde d’après ne sera pas comme celui d’avant… On peut malheureusement en douter mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire, pour ne pas essayer !

 

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