Il voulait faire un film qui raconte la vérité, qui dit la banlieue telle que la vivent ceux qui y traversent les galères. Il voulait faire un film qui montre la diversité vraie de ceux qui suivent le troupeau et ceux qui disent non, ceux qui cassent et ceux qui réparent, ceux qui sont une caricature d’eux-mêmes et ceux qui gardent la tête haute, un film pour arrêter de laisser aux autres le soin de décrire une vie qu’ils ne connaîtront jamais. Sous son œil et celui de Leïla Sy, il a filmé ceux que personne ne veut réellement montrer à l’écran, avec leur beauté et leurs failles, leurs dérives et leurs joies, ceux qui ne savent pas de quel côté leur vie va basculer, avocat ou bandit, vivant ou mort. Il voulait faire un film, il en a fait trois, magnifiques, intenses, violents et amoureux, sincères et puissants, vrais et émouvants. « J’voulais faire un film“ nous dit Kery James, sans attendre personne, pour casser les clichés, pour s’éloigner des fantasmes, sans misérabilisme et sans rien glorifier, pour juste montrer que là aussi c’est l’amour qui rend libre. « Banlieusards“ est le titre de ces films et ce sont trois uppercuts qui font du bien et que nous devrions tous regarder pour comprendre et, au besoin, regagner un peu d’humanité. Des films d’utilité publique !
La triologie “Banlieusards » est à regarder sur Netflix.







