Quand le monde ne tourne plus assez rond et qu’un besoin urgent se fait sentir d’un petit quelque chose pour réchauffer les cœurs engourdis, on se dit qu’une “pierre qui roule“ de celles que nous offre aujourd’hui Laivin, pourrait bien être ce qu’il nous faut, comme ce léger vent frais et entêtant qui fait danser les émotions plutôt que de les endurer, et nous booste jusqu’au fond de l’âme. Car si la vie nous oppresse parfois, elle nous classe surtout dans de jolies petites cases et nous perd dans un monde qui exige de nous des réponses rapides.
Face à notre reflet dans la glace, au poids des jours qui nous écrase chaque jour un peu plus sous ses sollicitations, face à cette quête incessante d’une place dans le monde qui avance à toute vitesse, on a parfois d’autre ressource que de sourire en surface tandis que le cœur reste à terre. Pourtant, dans ce tumulte, Laivin trouve une issue lumineuse, cette petite pierre qui roule et ne s’arrête pas, qui chute puis se relève, juste pour le plaisir de se défouler dans les nids-de-poule de l’existence.
Comme une urgence intime, ce grondement du cœur qui rouille et qui soudain tonne comme la foudre nous parle de ces instants où l’on remet tout en question, où l’on manque d’air dans un gouffre solitaire, et pourtant où l’on choisit d’avancer. Entre les bras protecteurs d’un amour familial et la solitude de celui qui cherche encore sa paire, il convient de célèbrer la beauté fragile de nos existences, et en faire des actes de résistance joyeuse, des moyens de rêver quand la vie pèse et interroge.
Cette pierre qui roule est celle du mouvement perpétuel, de l’acceptation du chaos comme chemin, et nous invite à écouter ce cœur qui grouille, pour enfin se laisser emporter par cette force intérieure qui gronde et qui libère. De quoi transformer les doutes en élan, les chutes en danse, donner envie de monter le volume, et de partir en roue libre rouler avec lui sur les routes incertaines de la vie, le sourire aux lèvres et le cœur un peu plus libre.






