Chaque année, c’est devenu une fort appréciable tradition du côté de la Haute-Savoie, le plus petit des grands festivals nous offre, certes, de fort belles têtes d’affiche mais surtout l’occasion de sortir des sentiers battus et de faire de magnifiques découvertes. Scène château, scène village ou scène Quartier Libre, à chaque fois la surprise s’avère incroyablement enthousiasmante. On doit bien l’avouer, même pour nous qui laissons traîner en permanence une oreille, voire deux, pour dégoter de nouveaux sons, le programmateur du festival de Saint-Julien en Genevois (74) réussit à dénicher de pures petites merveilles qui ravissent nos tympans pas encore totalement fêlés. Autant dire qu’après avoir découvert de jolis noms jusque-là – pour mémoire les Pixies, Ben Harper & The Innocent Criminals, Kool & The Gang, Steel Panther, Airbourne, Gregory Porter, The Inspector Cluzo, Manu Lanvin & the devil blues, John Butler, Sarah Brown et Robben Ford -, il nous tardait de découvrir ces nouvelles pépites que le festival nous avait trouvé.
C’est désormais chose faite puisque viennent d’être annoncés 5 nouveaux noms qui, disons-le tout de go et après écoute de quelques titres piochés par ci par là, vont assurément faire le bonheur des festivaliers en juillet prochain. Ne restera plus, désormais, que les noms des 3 gagnants des tremplins ainsi que ceux, pour les plus techniciens et musiciens des festivaliers, qui viendront animer les masterclass en marge du festival. En tout cas, une chose est sûre, avec cette nouvelle livraison d’artistes, Guitare en Scène se positionne résolument à part dans la ronde des festivals estivaux, en nous offrant une programmation qui ne ressemble à aucune autre, ce qui, en ces temps de banalisation des affiches, ne peut que nous satisfaire. Quand on sait, en plus, que tout cela se joue avec une jauge volontairement limitée à 5000 places, histoire que chacun puisse profiter pleinement et dans les meilleures conditions des concerts, on se dit qu’on est chanceux d’avoir ce type d’événements dans notre petit hexagone !
Voici donc, pour ne pas faire durer inutilement le suspense, ces nouveaux artistes qui rejoignent l’affiche de Guitare en Scène 2026…Plus de renseignements et billetterie >>> ICIFANTASTIC NEGRITO
Survivant qui transforme chaque cicatrice en riff incandescent, il a traversé l’enfer et en est ressorti plus fort, réinventé sous le nom Fantastic Negrito, ce bluesman noir qui refuse les cases et crache la vérité brute d’Oakland, Californie. Sa voix rauque porte la rage et la tendresse, sa guitare hurle comme un cri primal. Riffs lourds, soul profonde, funk irrésistible : il mélange les racines du delta aux éclats du rock moderne, sans jamais perdre l’âme. Trois Grammys, des tournées mondiales, des collaborations explosives – il ne joue pas pour plaire, il joue pour guérir. À Guitare en Scène, attendez-vous à un choc viscéral, entre énergie brute, présence magnétique et blues qui cogne au cœur pour faire danser les ombres. Fantastic Negrito n’est pas seulement un artiste, c’est une force qui rappelle que la musique la plus pure peut naître sur des ruines.
MERCREDI 15 JUILLET >>> Scène Chapiteau
TAJ FARRANT
Gamin de 17 ans qui joue comme si le diable lui avait prêté ses doigts, Taj Farrant n’imite pas les légendes, il les dépasse et bouscule nos attentes de la plus flamboyante façon qui soit. Son blues est primal, électrique, urgent, un mélange dévastateur de Carlos Santana, Stevie Ray Vaughan et de cette rage adolescente qui explose en solos habités. Sur scène, il ne joue pas, il ne triche pas, ne cherche pas à éblouir coûte que coûte, il se contente d’être lui-même et libère une tempête prête à tout chambouler sur son passage. À Guitare en Scène, le futur guitar-hero arrive déjà en force et à n’en pas douter le choc, imminent, n’en sera que plus redoutable !
MARDI 14 JUILLET >>> Scène Village
FLORIAN DESBAILLET
Il est seul face à une guitare acoustique et pourtant c’est un orchestre entier qui semble surgir de ses doigts. Florian Desbaillet est de ces guitaristes qui sculptent le son. Peu importe le style – classique, flamenco, delta blues, metal, percussions sur le corps de l’instrument – avec lui, tout se fond en un flux hypnotique, chaque mélodie flotte comme un nuage dans un ciel dégagé, les basses grondent comme la terre en colère, les taps claquent comme des éclairs. Chaque morceau est un paysage magique, tantôt tempête intérieure, tantôt désert rouge, pluie sur l’asphalte ou souvenir lancinant. À Guitare en Scène, attendez-vous à un voyage intime et puissant, une plongée dans un univers où le silence entre les notes pèse plus lourd que n’importe quel solo hurlant. Florian Desbaillet ne remplit pas l’espace, il le fait respirer et prouve avec brio que le monde entier peut tenir dans dix cordes et deux mains.
MARDI 14 JUILLET >>> Scène Quartier Libre
PACÔME ROTONDO
À 24 ans, Pacôme Rotondo ne joue pas du blues-rock, il le réinvente avec une rage joyeuse et une maturité qui détonne. Voix rocailleuse sortie des tripes, riffs qui cognent comme des uppercuts, solos qui montent jusqu’à l’insoutenable sans jamais verser dans le tape-à-l’œil, sa musique fusionne la fureur de Gary Moore, le vintage hanté de Rory Gallagher et une énergie brute qui sent le bitume et la sueur. Entre heavy blues rock incisif, psyché qui plane et ballades tendues à se rompre, chacune de ses notes porte une urgence vitale, comme s’il jouait pour conjurer le silence. Pacôme Rotondo n’est pas une promesse, c’est déjà une claque. À Guitare en Scène, préparez-vous car le blues français n’a jamais sonné aussi vivant. Le feu est allumé et, croyez-nous, il ne s’éteindra pas de sitôt !
MERCREDI 15 JUILLET >>> Scène Quartier Libre
JANGO JANICE
Entre murmures acoustiques qui glissent comme un vent d’automne sur les cordes et grondements électriques qui claquent comme un orage d’été, Jango Janice trace un sillon double entre folk rêveur et rock viscéral, french touch délicat et groove qui fait trembler le sol. Sa musique est une respiration à deux temps, d’abord ballades intimes qui caressent l’âme, puis riffs qui cognent au plexus, claviers d’émotions qui scintillent et (ré)percussions folles qui réveillent le sang. Chaque note est une vague, chaque silence une attente, chaque explosion une libération. Jango Janice ne compose pas seulement, il réassemble le monde en un son qui reste collé à la peau, vibrant d’une urgence sincère et d’une beauté brute. Le tremblement commence. Il ne s’arrêtera pas.








