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Amadou et Mariam

baware 29 octobre 2017 0
Amadou et Mariam

Lui commence la musique à 2 ans. Elle chante dans les mariages dès 6 ans. Ensemble, ils joueront lors de la remise du prix Nobel de la Paix à Barack Obama. Entre les deux, reconnus mondialement grâce à «Mon amour, ma chérie» ou «Dimanche à Bamako», ces infatigables globe-trotters proposent des concerts teintés de musiques maliennes et rythmés de leurs messages de paix et de fraternité. 40 ans pratiquement qu’ils s’accordent en chanson et forment un véritable couple d’amour, de courage et d’exemple de force durable. Ils sont les porte-voix de leur pays à travers le monde. Alors que leur dernier album, «La confusion», est disponible en France depuis le 22 septembre, Amadou nous fait l’amitié de prendre un peu de temps pour répondre à nos questions à quelques jours de son passage sur la scène du Mediator…

Dans cet album, vos titres sont-ils une façon d’inviter votre public à plus de réflexion et de compassion, à s’ouvrir sur leur environnement au lieu de sombrer dans l’individualisme ?
Oui, cela permet d’alerter les gens, de les pousser à faire face à cette réalité afin de changer les mentalités. Dans l’état actuel des choses, une confusion se forme entre les peuples. Alors, il important pour nous de mettre en lumière toute l’importance d’un dialogue construit autour d’actions positives.

Dans votre duo chacun compose en fonction de ses envies alors qu’est-ce qui vous inspire en ce moment ?
Oui, nous écrivons des textes en fonction de ce que l’on souhaite transmettre, dénoncer ou bien faire comprendre. J’ai écrit dans cet album « Femmes du monde », « La confusion » et « C’est chaud ». J’y parle de chômage, de migration ou encore de la recherche du bonheur. Et Mariam a écrit les cinq autres.

Je vous cite «personne ne veux écouter personne», alors votre public lorsqu’il vous entend, que désirez vous leur transmettre ?
Les gens d’aujourd’hui sont révoltés. Personne n’écoute son prochain, chacun pense détenir une vérité et du coup n’est plus dans un contexte d’échange communicatif et productif. Alors, nous tentons, à notre petite échelle, d’éveiller les consciences pour amener les gens à s’ouvrir aux autres, à les découvrir, les accepter et peut-être les aimer.

On peut se rendre compte que derrière vos rythmes pleins de joie de vivre et votre univers très festif, il y a beaucoup de textes engagés . Comme avec ce titre « Femmes du monde », qui met en lumière les valeurs des femmes africaines, où vous dites que c’est «en bougeant [qu’]on arrive à trouver la solution». Dans ce contexte avez-vous constaté une évolution, des changements tout au long de vos concerts au cœur de l’Afrique et du Mali ?
Oui, nous avons ressenti et vu ce changement au fil des ans. En Afrique, les femmes n’avaient pas de considération. Auparavant, elles ne bénéficiaient pas de l’accès aux affaires comme les hommes, ne disposaient pas du droit d’emprunter auprès des banques. Suite à la venue des OGN, des associations de féministes se sont créées et la lumière a été faite sur ce sujet. Aujourd’hui, elle ont le pouvoir de gérer des entreprises, de créer diverses associations. Avec la nouvelle politique gouvernementale, les filles ont même le privilège d’aller à l’école. Nous constatons cette réalité avec un bonheur sur lequel nous appuyons nos textes. C’est pour cela que nous chantons «Pour la santé des enfants on a besoin des femmes. Elles bougent dans tous les sens et travaillent sans relâche. Femmes du Mali, la femme Africaine, femmes du monde, je vous salue tous les jours. »

Vos voix et vos messages se propagent aujourd’hui à travers le monde, vous êtes les ambassadeurs de votre pays, qu’est-ce qui vous donne cette force année après année ?… Vous êtes loin d’être des Bofou safou (Ndr : fainéant en malien)
C’est avec beaucoup de travail et d’investissement personnel que nous arrivons à transmettre notre culture. Nous faisons en sorte d’aller de l’avant, nous essayons de ne pas être pris par le temps mais d’être avec le temps. Il y a beaucoup de Bofou Safou partout. Ce morceaux est composé d’ailleurs par Mariam, elle y explique qu’il ne faut pas croiser les bras et qu’il est nécessaire d’aller travailler certes pour gagner sa vie mais surtout l’estime de soi. Laissez des traces de vous à travers votre parcours de vie et les âmes que vous touchez par vos actes.

Vous serez en concert au Médiator de Perpignan le 10 novembre prochain et l’on se fait une joie de vous y revoir.  Qu’est-ce que vous nous avez concocté de beau pour cette soirée ?… Est-ce que vous avez un message particulier à faire passer à ceux qui viendront vous voir ce soir-là ?
Nous mélangerons les anciens titres avec ceux du nouvel album. Il y a certain morceaux incontournables qui nous ont fait connaître et que notre public attend de nous voir chanter. Nous avons aussi l’intention de partager ce moment privilégier avec cette ville, alors attendez-vous à chanter, frapper dans vos mains, sourire et rire, bref être en osmose avec nous.

Interview : Liza Brume

AMADOU ET MARIAM
EL MEDIATOR
VENDREDI 10 NOVEMBRE – 21h

17€>20€
réservations : 04.68.62.62.00

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