Electrobeach 2019… J2

Pour ce second jour, je vais vous faire entrer un peu dans les coulisses de la team B#Aware… En effet, notre duo – ô combien magique ! – s’est organisé en amont pour trouver 4 sympathiques co-festivaliers voulant vivre l’évènement avec nous…  Et si tout le monde loge dans un AirBnB (pub gratuite on précise pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté) à deux pas du festival, c’est pour mieux être en immersion totale, vivre festival, parler festival, dormir festival… Ainsi, naturellement, au petit déjeuner, un conversation se noue sur le line-up du jour et nous sommes tous d’accord pour dire que, sur le papier, il y a un véritable déséquilibre entre les trois jours, que ce samedi qui s’annonce a été a priori sacrifié au profit des vendredi et dimanche. Mis à part Vladimir Cauchemar et Eric Prydz, aucun autre DJ ne nous fait ainsi vraiment envie, mais la curiosité faisant son œuvre, nous nous disons qu’une bonne surprise est toujours possible. Alors, après un bon barbecue et une sieste fort appréciée, nous arrivons sur site aux alentours de 19h, les batteries bien rechargées. D’amblée, notre attention est captée par la mainstage ou Magnificence officie de façon très plaisante avec les tubes  du moment et ceux du passé. Un remix de Daft Punk me fait alors débuter mon voyage régressif du jour. Le couple Néerlandais nous a plus que séduit, allant jusqu’à nous faire oublier notre traditionnel tour du site… Mais cet oubli sera de courte durée car les locataires suivants de cette scène, Loge21, ont un style beaucoup trop hard et gras pour nos oreilles à peine réveillées…

 

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L’occasion donc de faire un petit tour vers les associations et animations à l’entrée où nous découvrons, entre autres, l’Association des Petits Cœurs de Beurre proposant des bracelets vagues d’amour pour les enfants souffrant de cardiopathie, le stand Jägermeister proposant une expérience secrète (à consommer avec modération !), un autre permettant le déconditionnement des bouteilles et autres éco-cup moyennant crédit EMF sur son bracelet (et de fait favorisant le coté éco-responsable du festival)… bref , tout un univers mêlant jeux, informations et petits commerces, qui fait de ce passage avant l’arrivée devant la mainstage un trip sympathique. Dommage que, comme chaque année, les food-trucks soient restés à l’extérieur du festival !… Un petit tour du coté de la plage nous fait ensuite découvrir une piste de mousse déversant des litres de bulles juste derrière les jets d’eaux….

Sachant que la fin du set de Loge21 n’allait pas tarder à arriver, et voulant être bien placés pour Vladimir Cauchemar, nous reprenons place devant la mainstage pour l’attendre… Quelle ne fût pas notre surprise de voir, en lieu et place, le duo de DJ Bellecour commencer leur set… Je reprends mes notes – non j’ai bien 20h30 Vladimir !… Ni une ni deux, je retourne à l’entrée du festival où est positionné le seul spot d’annonce des line-up… pas de changement !… Comme le réseau est vraiment compliqué à avoir, je demande à un journaliste à mes cotés s’il est au courant de ce changement de programme. Ayant un réseau plus prompt à attraper quelques métas donnés, il m’a partagé le post facebook annonçant le désistement de dernières minutes de Nghtmre et Slander pour des soucis de transport et du coup l’ensemble des heures de passages sont inversés. Alors oui, cela peut arriver qu’un DJ loupe son avion, mais une annonce sur les écrans géants c’est trop compliqué à réaliser ou au pire un animateur ou un DJ qui annonce les changements ?… Surtout que nous ne sommes pas là pour du remplacement temps pour temps mais une inversion sur 3 djs phare… eEncore un mauvais point pour l’organisation !…

Allez, nous sommes là pour faire la fête alors nous reprenons le chemin des scènes. Ayant déjà assisté au show de Bellecour l’année dernière, notre petit groupe se dirige gentiment vers la scène techno qui, ce soir, n’a pas été décorée comme la veille mais propose un espace nu au DJ qui n’a, alors, d’autre choix pour garder les festivaliers que de balancer du gros et bon son. Ce qui, parfois, débouche sur une belle surprise de temps comme ce soir où le mix de Nic Fanciulli illumine notre milieu de soirée..

Le temps se couvre et pour nous c’est un retour vers la mainstage d’où je ne décollerais plus jusqu’à la fin de soirée. Si je n’ai vraiment pas assez d’énergie ce samedi soir pour la hardstyle, précisons que la plage ne désemplit pas et fait le plein d’afficionados du genre.  Mais, malgré un peu de fatigue dans mes jambes, le DJ au masque de mort réussit l’exploit de me faire sauter pendant plus d’une heure sur du bon son qui s’enchaine bien. Vladimir Cauchemar était attendu, il a bien répondu présent, et c’est d’ailleurs le seul, en deux jours, à avoir une véritable salve d’acclamation de la part du public.

 

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Autant vous dire qu’après cela, il est bientôt 23h, A-Trak avec son style hétéroclite très avant-gardiste n’a pu me garder debout… une pause s’impose, un sandwich indispensable, un coup à boire, au loin le tube de Barbra Streisand “Duck Sauce” est repris en chœur par le public, la fin du mix de A-Trak fait mouche. C’est ensuite la trance de Above and Beyond qui envahit nos oreilles avant le clou de la soirée. Les britanniques continuent à faire danser et vibrer l’ensemble des teuffeurs, ceux-là mêmes qui, entre les sets des dj, chantent à l’unisson “La Marseillaise”… Ca pogotte, ça se bouscule, ça saute dans tous les sens. Dois-je revenir sur la coupure de son en plein milieu du mix ?… Dois-je parler du drone qui tombe sur la foule ?… Dois-je parler des bijoux arrachés au milieu de la foule ?… Bon je l’évoque ici, je pose ça là et je laisse les réseaux sociaux fustiger ces faits pour me concentrer sur la venu de LA star de la soirée,

Il est 1h du matin, Eric Prydz attaque son mix sur la grande scène, je dis bien mix car c’est du bon live qui fait plaisir. On peut apprécier plein de styles de shows dans la musique électronique, ceux qui déroulent leur set la main en l’air corrigeant juste ça et là certains niveaux de basse, d’autres qui déroulent leur univers sans âme et émotion, ou encore ceux qui enchainent les tubes du moment, Eric Prydz, lui, va encore plus loin, c’est de la techno à papa, un rythme continu comme fil d’ariane de son heure de set, les montées et descentes savamment enchainées pour finir en apothéose avec feu d’artifice et lumière laser dans tous les sens. On ferme les yeux parfois, on saute sur place, on est transporté dans un voyage musical au cœur de son univers, on vit l’histoire… bref on kiffe.

 

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Quand on sort d’un mix comme celui-ci, on sait ce que nous sommes venus chercher à l’EMF : du bon son, mixé par de grands DJs, rien de plus, rien de moins. Demain, il va y avoir du lourd niveau programmation. J’attends cela avec une impatience non dissimulée même si les ratés accumulés depuis deux jours commencent à effrayer un peu tout le monde !…