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PWOA 2018… Dans l’enfer métallique…

baware 15 septembre 2018 0
PWOA 2018… Dans l’enfer métallique…

Un soleil craintif qui d’un coup d’un seul, comme porté par une vague de puissance musicale, se fait éblouissant, un parc de Juhègues qui hésite entre fuite éperdue et abandon généreux aux douces mélopées d’un heavy-metal flamboyant, des hordes métalliques venues des quatre coins de l’Europe pour festoyer sur des sons appelant plus au headbanging qu’à l’introspection, oui mes amis, ça y est enfin… le Pyrenean Warriors Open Air est de retour pour une nouvelle salve de bonnes vibrations métalliques… Alors, accrochez-vous, on vous embarque pour une douzaine d’heures peuplées de musique qui dégoupille sa mère !

CITADELLE (13h00-13h40)

C’est donc bien sous un soleil de plomb – normal me direz-vous lorsque l’on vient au Pyrenean Warriors, temple de la musique qui fait couler ledit métal dans nos oreilles ! – que Citadelle entre en scène, avec la dure tâche de rameuter la petite foule déjà présente sur le site de Torreilles. D’entrée, le groupe fait le taf, alignant les chevauchées au long cours, peuplées de riffs qui claquent et démontent les cous, pas de temps mort, pas de round d’observation, Citadelle n’est pas là pour faire dans la dentelle mais bel et bien pour mettre tout le monde dans la bonne vibration. Un bucheron en guise de batteur – mon dieu que ça fait du bien une frappe bien lourde pour entamer les hostilités !!! -, des titres qui font la part belle aux guitares, une réelle osmose entre les zicos, on sent bien que cette petite troupe prend un joli plaisir sur la scène du PWOA. Résultat, en face, les chevelures commencent à bien bouger et la fosse à se remplir, les uns et les autres délaissant petit à petit les bars – pourtant fort agréables vu la température ! – pour venir renvoyer une partie de l’énergie qu’ils reçoivent. Alors oui, je pense qu’on peut le dire, on est pas mal du tout en ce début d’après-midi… Et quelque chose, mon petit doigt ou je ne sais quoi d’autre pouvant se lever en rythme, me dit que ce n’est que le début de la fête…

SCAVENGER (14h00-14h40)

A peine le temps de trier deux trois photos, voire 300 lorsque c’est notre Liza nationale qui se colle au shooting, et voici venu le temps de Scavenger qui, et ce n’est pas l’assistance masculine qui me contredira, vient apporter une petite touche féminine dans ce festival en haute teneur en testostérone. Nulle méprise toutefois, ce n’est pas parce Tine a la chevelure blonde et le gabarit d’un moineau anorexique que Scavenger déroule une petite sonate de Brahms.. Non, qu’on se le dise, les belges ne sont pas venus pour endormir l’assistance, bien au contraire. Ici, ça tape, ça claque, ça tranche dans le vif, ça éparpille façon puzzle. Et si effectivement la voix de Tine caresse c’est dans le sens inverse des poils. Titres carrés, bien old school comme on aime, le groupe déroule sans trop se poser de question, enchainant à grande vitesse les morceaux de bravoure, peut-être trop même si l’on en juge par un faux départ sur un titre qui déstabilise le crew quelques instants. Pas d’angoisse, le train reprend vite les rails pour nous emmener vers une destination étourdissante. Avec Tine au volant, nulle sortie de route mais un run sauvage vers les plus belles contrées métal. On ne pensait pas cela forcément possible mais la température est montée de quelques degrés avec Scavenger…

SIGN OF THE JACKAL (15h00-15h45)

Une touche de douceur que l’on pourrait imaginer retrouver avec la montée sur scène du quintette italien Sign of the Jackal et sa chanteuse toute de noir vêtue. Sauf que non !… Car le combo pilonne d’entrée de jeu un bon gros speed qui fait trépider les corps et les nuques. A cent à l’heure le groupe descend la gamme du metal le plus rapide, le plus virulent, batterie sous coke en série. On ne peut que se féliciter d’ailleurs de la présence de Laura, la reine des démons, au micro tant sinon l’offre du groupe pourrait s’avérer un tantinet trop dure pour nos frêles oreilles. Pas de chichi, pas de pitié, Sign of the Jackal tranche dans le vif, triture les plaies avec gros sel et fer à souder en bonus. Inutile de chercher un moment de répit – si ce n’est dans les inter-titres – car la machine infernale est lancée à toute vapeur et dégaine brûlot incandescent après brûlot incandescent. Avec en prime, une belle capacité à nous offrir des hymnes que l’on a envie de reprendre en chœur alors même que leur rythme est échevelé. Et si l’on en juge les bras qui commencent à se lever un peu partout dans le parc de Juhègues, nous ne sommes pas les seuls à trouver les titres à notre convenance… Aucun doute, jusque-là les programmateurs de cette quatrième édition ont tout bon !

VENIN (16h05-16h50)

Quelques nuages bienvenus recouvrent nos têtes chauffées à blanc – oui, pour tout vous dire et vous faire partager notre dur labeur de journalistes, point de tente ou d’endroit adapté à la publication d’articles, ici on se la joue à l’ancienne, une chaise, des genoux et c’est parti mon kiki ! – et c’est parti pour un set de plus… Ce coup-ci, place aux “anciens”, au trafiquants de rock qui viennent cracher leur venin heavy sur nos frêles épaules. Point de fioritures là aussi, mais du bon gros rock qui décape la pulpe du fond. Pas de quartier avec Venin, les bougres ont du métier et savent y faire pour transporter une foule là où ils ont envie. Pour preuve les premiers refrains repris par le public dans un bel ensemble. Ces quatre-là savent y faire et prennent visiblement eux aussi un grand plaisir à faire bouger les têtes des warriors. Fun assumé et grandement amplifié par ce qui devient une tradition au PWOA, la montée sur scène des copains, musiciens ou membres de l’organisation, pour un chorus aussi aérien que sympa. On est loin, très loin, des atmosphères compassées des festivals dits grand public que l’on croise sous nos latitudes, et, comment dire, ça fait un bien fou. On se dirait même presque que ça devrait toujours être comme ça !… Mais faut pas rêver, il n’y a que dans le métal – et peut-être dans une ou deux autres musiques underground – que l’on peut voir ce genre d’état d’esprit… Bref, revenons à nos moutons, Venin aura donc amplement mérité son ovation et laisse la place, après un set qui nous a paru beaucoup beaucoup trop court, aux suédois d’Ambush…

AMBUSH (17h10-18h00)

Après la douceur, la blondeur !… A voir débouler sur scène les cinq suédois d’Ambush, on aurait presque tendance à les imaginer dans une pub pour des cracottes. Sauf que ces vikings-là sont tout sauf des tendres. Tueurs nés, ils enquissent à la vitesse d’un tgv au galop un métal speed qui fait craquer les nuques plus que de raison. Redoutables bretteurs, ils envoient du lourd et font trembler les fondations de la Chapelle de Juhègues. Chanteur à la voix aérienne et fine comme il faut pour faire de bons screamo, guitares qui vrillent bien les tympans, rythmes lourds que la rapidité n’entache d’aucune approximation ou erreur, voila de bien dangereux jeunes gens, en tout cas pour nos oreilles déjà fort éprouvées par presque quatre heures de heavy. Nul gras, nul artifice, Ambush va à l’essentiel, frictionnant les nerfs à vif de ceux qui se sont posés en première ligne. Et quelle extraordinaire capacité ils ont de nous embarquer avec leurs hymnes déchaînés, véritable furie métallique qui nous fait basculer dans un autre monde. Ca va vite, ça va fort, et là aussi, que de bonheur à l’écoute de ces blondinets à qui l’on aurait donné le bon dieu sans confession…

OZ (18h20-19h30)

Forcément, quand les finlandais d’OZ entrent en jeu, on se demande d’un coup si quelqu’un n’a pas eu la mauvaise idée de débrancher l’électricité. Après le déferlement de décibels que l’on vient de vivre avec les groupes précédents, la proposition que nous fait OZ est plutôt soft, presque store douce pour nos tympans désormais habitués au déchaînement. Avec leur heavy hyper classique, s’inscrivant dans la droite ligne de la NWOBHM, ils dénotent forcément un peu après ce que l’on vient d’entendre. Mais le moment de flottement ne dure pas longtemps et très vite on se laisse prendre au jeu de ces titres hyper bien fichus, joués avec une belle énergie et un talent certain. De quoi afficher de beaux sourires sur les visages de plus en plus radieux qui composent l’assistance. 6 heures déjà sont passées depuis le début des hostilités et, comme d’habitude, on a pas vu le temps passer, pris que l’on est dans l’avalanche de riffs et de beats surpuissants, de chants bouleversant les habitudes, troublant la quiétude de ce petit coin de paradis en dehors de la frénésie du quotidien. En nous entraînant vers des rivages plus “doux”, plus harmonieux, finalement OZ nous rend un sacré service car il nous permet de souffler à mi-chemin… Comme quoi, la vie est bien faite !

ATTACKER (19h50-21h00)

Petit à petit la nuit commence à s’installer… la fraicheur entre peu à peu dans nos chairs et il n’y aura pas trop des assauts des trois derniers groupes de cette quatrième édition pour nous réchauffer. Ca tombe bien, le power metal des américains d’Attacker a tout ce qu’il faut là où il faut pour remettre un peu d’électricité dans des machines quelque peu fatiguées. Et quand on dit power metal, c’est plutôt du métal avec beaucoup, beaucoup de puissance, que le combo nous balance dans la figure d’entrée de jeu. Tout en force, en brutalité maîtrisée à la perfection, Attacker balance grenade après grenade, s’inscrivant sans honte dans une famille encore et toujours dominée par la Vierge de Fer. Mais comparaison n’est pas raison et même si, ici ou là, la voix qui nous parvient haut et clair n’est pas sans nous rappeler celle d’une célèbre “Air Red Siren”, l’univers d’Attacker est suffisamment original et complexe pour effacer immédiatement toute velléité de le comparer à tel ou tel. Les titres parlent d’eux-mêmes et nous transportent irrémédiablement dans une autre dimension, un monde où l’agressivité donne des ailes, où les chocs auditifs sont salutaires et vident toutes nos énergies négatives. Servies par des musiciens visiblement fort doués de leurs mains, les compositions touchent leur but à chaque fois et nous bluffent par leur brio et leur extraordinaire capacité à nous emmener. Assurément, Attacker est le premier sommet de cette soirée… Reste à savoir s’il y en aura d’autres… La réponse très vite, stay tuned !…

MEDIEVAL STEEL (21h20-22h35)

Le champ de bataille résonne encore de l’assaut d’Attacker qu’une nouvelle salve diabolique est tirée. Venue de quelques guerriers, la nouvelle vague qui déferle sur Juhègues tient toutes ses promesses. Medieval Steel porte si bien son nom !… Sans prendre de gants, les cinq lascars déboîtent sévère et enfilent les titres surpuissants comme d’autres font de la prose, sans même s’en rendre compte. Au rayon efficacité, nul doute que le fer médiéval se classe direct parmi les meilleurs. Côte de maille et riffs en acier trempé, mélodies qui s’envolent au loin et nous reviennent comme des boomerangs, voix aux indéniables qualités, rien ne vient ternir la prestation du quintette. La nuit est désormais bel et bien tombée mais Medieval Steel éclaire nos heures sombres avec son heavy classique mais ô combien rentre-dedans. La communion est désormais totale, les corps fatigués trouvent leur second souffle pour suivre le rythme infernal de ces bruyants musiciens. Avouons-le malgré tout, votre serviteur est un tantinet perturbé par la ressemblance du chanteur avec le merveilleux, quoique totalement fou, Jango Edwards. Et une idée folle fait son chemin, et si, et si, et si le clown déjanté se mettait à faire du heavy-metal, ce serait pas mal… Mais revenons à nos moutons, Médieval Steel porte le feu dans le parc de Juhègues et pose une pierre de plus au panthéon de ce PWOA qui, pour le moment, n’a pas connu la moindre fausse note artistique. Deuxième sommet, donc, de cette journée… A ce rythme-là, ce n’est plus à un festival que l’on va assister mais à une étape du Tour de France !

GRIM REAPER (22h55-00h25)

Avec 20 petites minutes de retard, c’est donc Grim Reaper qui a l’honneur, la lourde tâche, de boucler la boucle et d’achever les warriors présents. Le quatuor d’emblée montre qu’il n’est pas là pour amuser la galerie et qu’il mérite amplement la place qui lui a été attribué. Racée la musique des repears l’est à n’en pas douter et le headbanging est de rigueur dès les premiers accords de chaque morceau. Atypique avec son chanteur statique par la force des choses, on pourrait imaginer le groupe quelque peu ennuyeux. Que nenni, nous avons là de l’énergie en barre, chacun des autres membres compensant très largement l’immobilité quasi totale du frontman. Un chanteur qui subjugue très vite par sa capacité à monter haut, très haut, tout en gardant une belle possibilité de rester dans un registre plus grave. Face à un tel monstre à quatre tête, impossible de rester immobile, inutile même de penser somnoler doucement en se disant que la fin du festival est proche. Non, chaque titre qui défile dans nos cages à miel est un petit bijou qui secoue, bouscule, envoûte et donne des envies folles à chacune des parties de notre corps. Comment rêver mieux que ce combo magnétique aux titres immédiatement intégrés dans nos caboches, pour clore cette édition magnifique du Pyrenean Warriors Open Air Festival ?… Comment penser une seule minute qu’un autre groupe que celui-ci aurait pu mettre autant le feu et aussi vite, balayant le champ de bataille d’une vague d’énergie pure ?…

Et voila, les lights s’éteignent, la musique n’est – déjà – plus qu’un souvenir. Que dire si ce n’est que cette quatrième édition du PWOA a juste été parfaite, alignant les groupes d’un excellent niveau, sans temps mort ni même, comme nous l’avions vu sur d’autres éditions, différence de niveau. 9 combos et, pour nous, 9 vrais moments de pur plaisir métallique. Alors, le cœur un peu lourd, on quitte le site de Juhègues avec des images et des sons plein la tête, des gens, des choses, des moments gravés à jamais en nous… et à peine les pneus touchent-ils l’asphalte humide de la route du retour que, déjà, on se plaît à rêver à la prochaine affiche de ce festival hors norme… A peine posé confortablement chez soi on se précipite sur son agenda et on coche, en rouge et en gros, la date de l’édition 2019… On y sera, ça c’est sûr… Car pour rien au monde on ne raterait une aussi belle occasion de faire le plein de bonnes vibrations et d’aussi bonnes sensations… A l’année prochaine les warriors…

photos : Liza Brume (beaucoup) & Thierry (beaucoup moins et souvent floues)
report : Thierry

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