Parce que rien n’est jamais acquis, parce que ceux qui aujourd’hui vivent dans l’assurance d’un calme presque absolu peuvent demain devenir des proies, parce que nous avons tous, plus ou moins, quelqu’un dans notre passé lointain qui a dû fuir l’horreur ou la misère, parce que nous sommes juste humains et que nous ne considérons pas l’autre comme un ennemi a priori, il est bon parfois de rappeler, comme le fait ici Daphné Swân, qu’il est agréable de dire « bienvenue » à ceux qui ont besoin d’un havre de paix. Peu importe d’où ils viennent, qui ils sont, ce à quoi ils tentent d’échapper, nos portes doivent leur être ouvertes, nos regards accueillants, car à leur contact nous pouvons nous enrichir de leurs expériences, de leur culture, de leurs idées. Peu importe d’où ils débarquent, on se doute bien qu’ils ne sont pas partis de gaieté de cœur alors plutôt que d’envoyer les chiens de garde, gardons en tête que nous avons tous une part d’humanité et qu’il serait bon que celle-ci s’exprime et dise à chacun d’entre-eux : tu es le bienvenu !